<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692</id><updated>2012-02-02T11:35:10.296-08:00</updated><title type='text'>Un certain Regard sur le cinéma</title><subtitle type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;img align="center" src="http://www.2m.tv/images/paradiso.jpg"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br&gt;
"le film naît dans votre tête et meurt sur le papier. Vous le faîtes revivre avec des êtres vivants et les objets réels que vous employez et vous les tuez sur la pellicule" 
Robert Bresson, Réalisateur français</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>20</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-115419231215915081</id><published>2006-07-29T09:53:00.000-07:00</published><updated>2006-07-29T10:52:48.933-07:00</updated><title type='text'>" Halim" Quand un Grand incarne un autre Grand</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pour l’ultime rôle de sa vie Ahmed Zaki nous a offert l’une de ses meilleures compositions, l’un des rôles les plus aboutis, les plus admirablement joués. Une pyramide du cinéma vient de disparaître. Vive le cinéma ! &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/takahata.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Halim.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Zaki restera à jamais l’un des grands acteurs arabes et internationaux. Véritable emblème de la nouvelle vague égyptienne, il a réussi à ébranler la notion de héros à la Humphrey Bogart, offrant ainsi au public égyptien un héros bien de chez lui. Avec les ténors de la nouvelle vague égyptienne notamment Mohamed Khan "L’épouse d’un homme important" (88) - "Les rêves de Hind et Camélia" (88) et Atef El-Tayeb "Contre le gouvernement" (92) – "L’amour au pied des Pyramides" (84) "Le berger et les femmes" de Ali Badrakhan (91). La filmographie d’Ahmed Zaki compte une soixantaine de long-métrages avec des choix pointus. Même lorsqu’il avait joué dans des films populaires voire populistes notamment "Kaboria" de Khairi Bishara ou encore "Istakoza" de Ines El Deghidi.  &lt;br /&gt;Mais Ahmed Zaki était un transformiste né. Un caméléon. Déjà très jeune lorsqu’il avait admirablement incarné le personnage de l’écrivain Taha Hussein dans le feuilleton "Al Ayam" il portait la graine d’une grande. Presque vingt ans après Avec "Nasser 55", il campe avec brio le personnage de Gamal Abdel Nasser puis avec "Les jours de Sadat" (2001) il incarne avec une justesse déroutante le personnage d’Anouar Al Sadate. Ahmed se réincarnait presque dans chacun des personnages qu’il jouait&lt;br /&gt;Mais le rôle d’Abdelhalim Hafez dans "Halim" était pour Ahmed Zaki le rôle de toute une vie. Probablement parce que sa vie avait beaucoup de similitudes avec le rossignol brun : deux garnements du peuple, venus de la région d’Ez-Zagazig, un no man’s land de l’Egypte "inutile" frappée par la misère et le dénuement, propulsés aux devant de la scène. &lt;br /&gt;Abdelhalim Hafez et Ahmed Zaki étaient identiques dans la vie et furent terrassés par une maladie incurable après une longue souffrance. Ce qui fait de "Halim" un film prémonitoire et qui l’inscrira à jamais dans l’histoire du cinéma &lt;br /&gt;Mais au-delà de la performance d’Ahmed Zaki et de son fils Haitam qui n’a nullement démérité, surtout si l’on sait qu’il s’agit là de sa toute première apparition au cinéma, que garde-t-on de Halim ? Un film décousu où la vie d’Abdelhalim Hafez a été à peine effleurée. Un scénario plat, signé Mahfouz Abderrahmane, fonctionnant par bloc à partir de la technique de flash-back. Nous avons suivi l’arrivée du rossignol brun au Caire, ses relations tourmentées avec le compositeur Mohamed Abdelwahab et la diva Oum Kaltoum, ses déboires amoureuses avec Souad Houssni et la rencontre de sa vie avec une aristocrate du nom de Jihane sans pouvoir assouvir notre soif. L’importance fut donnée, par contre, au côté patriotique de la vie de Abdelhalim Hafez notamment ses prises de positions durant la guerre d’octobre. Résultat des courses au lieu que "Halim" soit un film sur Abdelhalim Hafez il s’est transformé en un plaidoyer quasi chauvin sur l’Egypte de l’époque revue et embellie à travers les chansons patriotique de ce grand chanteur. Toute l’expérience de Sharif Arafa (il faut avouer qu’il y avait un effort au niveau de la mise en scène notamment au niveau des mouvements de la caméra) et toute la précaution et la recherche d’Ahmed Zaki n’ont pas suffi pour nous offrir un grand film, digne d’une grande figure de la chanson arabe.&lt;br /&gt;La performance d’Ahmed Zaki a été si grande qu’on ne voyait que. Qu’on n’attendait que lui. Sa performance était même plus grande que lui film lui-même.&lt;br /&gt;Et si Ahmed Zaki a réussi à jouer avec brio Abdelhalim Hafez qui réussira un jour à jouer son personnage pour l’immortaliser à jamais. Difficile à dire car cet acteur fut une exception. Une sorte d’étoile filante qui passe une seule fois pour ne plus renaître !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-115419231215915081?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/115419231215915081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=115419231215915081&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/115419231215915081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/115419231215915081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2006/07/halim-quand-un-grand-incarne-un-autre.html' title='&quot; Halim&quot; Quand un Grand incarne un autre Grand'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-114735097809718243</id><published>2006-05-11T05:24:00.000-07:00</published><updated>2006-05-11T09:14:27.043-07:00</updated><title type='text'>Takahata l'Imagicien !</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Il était l’invité vedette du Festival International du Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM). Au du moins pour ceux qui ont eu la chance de voir ses œuvres "Le tombeau des lucioles", "Goshu, le violoncelliste" "Kié, la petite peste" ou encore "Pompoko".&lt;br /&gt;Véritable icône du cinéma d’animation japonais et mondiale, Isao Takahata passait presqu’inaperçu, avec une modestie qui force l’admiration. Je l’ai rencontré. Je lui posé mes questions en français et il m’a répondu en Japonais. Un véritable dialogue de sourds. Mais après avoir traduit chacune de ses réponses j’ai réalisé toute la profondeur des propos de ce grand cinéaste.    &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/takahata.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/takahata.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; : La première chose qui me frappe dans votre parcours c'est que vous êtes exclusivement réalisateur. Ne pas dessiner vos films est un choix ou une contrainte pour vous ?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt; : Ne pas dessiner mes films est un choix fondamental pour moi. Je n'y vois aucun inconvénient car je suis convaincu qu'un film d'animation est une œuvre cinématographique. Par conséquent il doit être traité comme tout autre œuvre cinématographique. C'est comme si une réalisateur de cinéma fait le choix de travailler avec un scénariste ou bien choisit d'écrire lui-même son scénario.&lt;br /&gt;En partant de ce principe je collabore avec différents dessinateurs sans ressentir le besoin de dessiner mes films.&lt;br /&gt;Et pour vous donner quelques exemples je cite le français Paul Grimault ou encore Walt Disney aux USA. Ces deux cinéastes ont commencé par le dessin mais ont choisi de se consacrer à la mise en scène.&lt;br /&gt;Je pense que quand tu es réalisateur tu dessine forcément à travers les indications précises que tu donnes au dessinateur.&lt;br /&gt;Et je peux même aller plus loin dans ce raisonnement pour vous dire que le choix de ne pas dessiner m'offre la possibilité de travailler avec différents dessinateurs et donc différents styles et approches ce qui ne peut qu'élargir et diversifier la palette des mes œuvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; : Depuis 1959 et bien avant vous travaillez dans le cinéma d'animation. Depuis cette date jusqu'à aujourd’hui vous êtes au cœur de l'évolution qu'a connu ce domaine. Quelle synthèse pouvez-vous faire de cette évolution ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt; : La plus grande révolution que le cinéma d'animation a connu c'est le changement des habitudes du public. Auparavant on parlait des Mangas qui étaient destinées exclusivement aux enfants. Petit à petit la tendance a changé et ce cinéma a commencé à intéresser les adultes. Je pense que c'est quelque chose de positif pour nous car cela permet d'élargir la base de notre public et aussi l'impact que le cinéma d'animation peut avoir sur le public.&lt;br /&gt;Concernant l'aspect technique l'ordinateur et les techniques numériques ont provoqué une véritable révolution cette dernière décennie.&lt;br /&gt;Cependant je suis convaincu que cela n'a pas touché le cinéma d'animation dans le fond ou du moins ma façon de travailler : le dessin reste pour moi l'élément essentiel alors que l'ordinateur n'est qu'un outil au service du dessin.&lt;br /&gt;D'autre part j'ai constaté la montée en flèche du cinéma d'animation en volume ou celui qui travaille sur la 3 dimension. Je parle ici du cinéma de marionnettes ou de la pâte à modeler. Il y a dans ce sens des œuvres géniales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; : Le cinéma d'animation au Japon est un art populaire ancré dans la culture ancestrale du Japon. C'est également un art à part entière ou le souci esthétique prédomine. C'est enfin et surtout une machine industrielle redoutable. Comment faites-vous pour allier ces trois paramètres   &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt; : C'est une question liée à la production. Par conséquent chaque film va dans un sens ou un autre.&lt;br /&gt;Il y a des films qui s'adressent au grand public et nous y travaillons en partant de ce postulat. Il y a aussi des films destinés à un public spécifique. Là aussi nous prenons en compte ce paramètre. Je suis convaincu que la diversité des publics est une chose positive pour nous.&lt;br /&gt;Et pour parler de ma façon de travailler et de celle des cinéastes qui travaillent avec moi aux Studios Ghibli je pense qu'elle respecte avant tout la conception, la conviction et le style de leurs réalisateurs.&lt;br /&gt;C'est une exigence pour créer une sorte d'équilibre entre l'art populaire, l'art proprement dit et l'industrie.&lt;br /&gt;Mais ce qui est certain c'est que nous ne pensons jamais au départ au fait que nos films cartonnent car cela pourrait nuire à notre démarche de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; : Le cinéma d'animation japonais s'impose et a son public certes. Pourtant le cinéma d'animation dans d'autres pays, je cite les USA par exemple, a a fait du chemin. Certains films sont même de sérieux prétendants aux Oscars. Ce qui atteste de la qualité indéniable de ce genre de cinéma. Au Japon ne ressentez-vous pas la menace du cinéma d'animation non japonais ?   &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt; : Je vais vous dire une chose essentielle : le cinéma d'animation japonais est fait pour réaliser des bénéfices au Japon en premier lieu. Nous avons au Japon une industrie locale très forte, renforcée par une forte demande du public japonais de nos films. Ce qui nous aide à réaliser des bénéfices importants.&lt;br /&gt;Par conséquent nous ne ressentons pas le besoin d'exporter nos films en premier chef.&lt;br /&gt;Pour nous, créateur, cela nous permet de travailler sans la moindre contrainte puisque nous nous adressons à notre public japonais que nous connaissons si bien.&lt;br /&gt;Maintenant si nos œuvres trouvent de bons échos hors du Japon et si elles investissent des marchés étrangers ce n'est que du bénéfice.&lt;br /&gt;Mais je pense et je suis même convaincu que ce serait une erreur de notre part de nous adresser à un public non japonais. Cela risquerait de fausser notre démarche et occasionner beaucoup de tort à un cinéma d'animation japonais qui traîne derrière lui non seulement une quantité considérable d'œuvres de qualité mais représente une culture millénaire qui a été une sorte de stimulateur pour cette production.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-114735097809718243?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/114735097809718243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=114735097809718243&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/114735097809718243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/114735097809718243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2006/05/takahata-limagicien.html' title='Takahata l&apos;Imagicien !'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-113620399770378605</id><published>2006-01-02T04:09:00.000-08:00</published><updated>2006-01-02T04:48:24.610-08:00</updated><title type='text'>A Tanger, les jeunes cinéastes ne s’expriment pas !</title><content type='html'>&lt;strong&gt;A ce que je sache, la citoyenneté est un droit fondamental, la liberté d’expression une aspiration, le droit à la différence une nécessité. Des principes que Mohamed El Asli semble ignorer.  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/laila-marrakchi.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/laila-marrakchi.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mohamed El Asli serait-il plus marocain que vous et moi ? C’est la question que je me suis posée à l’issue de la huitième édition du festival National du film de Tanger. &lt;br /&gt;L’incident s’est déclenché au lendemain de la projection de "Marock", premier long-métrage de Laïla Marrakchi. &lt;br /&gt;Fait rare (ça ne se passe qu’au Maroc). Un cinéaste dont le film concourt en compétition officielle, Mohamed El Asli puisqu’il faut le nommer, s’en prend vertement à un autre cinéaste en compétition, Laïla Marrakchi en l’occurrence, mettant en doute la marocanité de son opus et par extrapolation sa propre marocanité.&lt;br /&gt;Une bonne partie de l’audience, journalistes et critiques de cinéma, s’est rangée du côté du réalisateurs de "A Casablanca les anges ne volent pas". Une cabale, pour le moins enragée, est mise en branle contre la fragile Laïla Marrakchi et ses comédiens qui n’arrivaient pas à comprendre les raisons d’un tel acharnement. &lt;br /&gt;Nour-Eddine Saïl est venu prêter main forte à Laïla Marrakchi la qualifiant, d’un ton quelque peu faux, de la plus intelligente des réalisatrices marocaines. Lui qui, de l’avis de plusieurs cinéastes marocains présents à Cannes 2005, avait trouvé le film de Laïla Marrakchi, tout simplement exécrable. En fait Saïl, en tant que patron du C.C.M. était plutôt venu pour défendre le choix de "Marock" dans la compétition officielle.&lt;br /&gt;Il faut dire que le contenu du film a été pour beaucoup dans cette coalition. "Marock" traite d’une histoire d’amour entre un juif et une musulmane avec comme toile de fond les préparatifs du bac. Un sujet, semble-t-il encore tabou chez nous !!!    &lt;br /&gt;Quoi qu’on dise sur le parti-pris de la réalisatrice et l’approche déséquilibrée entre l’Islam et le Judaïsme. Quoi qu’on dise sur les glissements possibles voire les manipulations dont Laïla Marrakchi aurait été fait l'objet, rien ne justifie une telle attaque. Rien ne légitime que le film soit traité de tous les noms et personne n’a le droit d’ôter la nationalité marocaine à sa réalisatrice.   &lt;br /&gt;Car en fin de compte que nous a présenté Laïla Marrakchi? Elle nous a présenté SON MAROC. Tout comme Mohamed El Asli nous a montré SA CASABLANCA. Autrement dit l'un et l'autre a choisi d'aborder son film à partir d'un angle. Etre d'accord ou pas d'accord n'est pas le but. L'essentiel est que la différence provoque un débat constructif et non pas à une guerre de tranchée.&lt;br /&gt;Quand un cinéaste refuser à un autre cinéaste le droit de faire le cinéma LIBREMENT, de raconter son histoire comme il l’imagine, on est en droit de se poser de sérieuses questions sur l’avenir de notre cinéma !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jilali Ferhati m'avait dit un jour cette phrase que je voudrais partager avec vous &lt;strong&gt;"Il faut être très prudent en abordant un film. Car chaque réalisateur, est convaincu, en faisant son film, d’avoir fait les meilleurs choix. Même si ces choix se révèlent mauvais. Emettre un jugement à l’emporte-pièce c’est comme dire à un homme que sa femme est moche. Qui a le droit de dire à un homme que son amour est moche ?"&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;A mon tour de poser la même question. Qui a le droit de dire à un cinéaste que son film n’est pas marocain ? Qui a le droit de dire à un Marocain qu’il ne l’est pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul Mohamed El Asli est capable d'un tel glissement. Cela ne m'étonne pas de la part d'un cinéaste qui a choisi le mode de  la négation pour titrer son premier film. "A Casablanca, les anges NE volent PAS". &lt;br /&gt;Pour le cas des jeunes cinéastes, c'est quasiment impossible. Ils voleront même si El Asli et ses partisans veulent leur couper les ailes. Ils continueront à respirer l'air libre du cinéma même si certains veulent avoir tout l'air pour eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est honteux de constater qu'en 2005 encore, dans le milieu du cinéma certains esprits "ne volent pas... très haut!"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-113620399770378605?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/113620399770378605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=113620399770378605&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/113620399770378605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/113620399770378605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2006/01/tanger-les-jeunes-cinastes-ne.html' title='A Tanger, les jeunes cinéastes ne s’expriment pas !'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-113041798917656702</id><published>2005-10-27T05:56:00.000-07:00</published><updated>2005-10-31T07:33:41.006-08:00</updated><title type='text'>Moumen Smihi représente le Maroc au FIFM</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Moumen%20SMihi%20Gosse%20de%20Tanger5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Moumen%20SMihi%20Gosse%20de%20Tanger3.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’info tant attendue est finalement tombée. C’est le dernier opus de Moumen Smihi, "Le gosse de Tanger" (El ayel) qui défendra les couleurs nationales lors de la cinquième édition du Festival International du Film de Marrakech.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que la concurrence n’est pas aussi rude que l’année dernière où des Hassan Laghzouli (Tenja), Mohamed El Asli (A Casablanca les anges ne volent pas), Nour-Eddine Lakhmari (Le Regard), Daoud Aoulad Sayed (Tarfaya), Jilali Ferhati (Mémoire en détention) et Ismaïl Faroukhi (Le Grand Voyage) s’étaient disputé ce privilège. Le cœur des programmateurs avait basculé pour le Grand Voyage qui n’était pas le meilleur film de la cuvée. &lt;br /&gt;Cette année Ahmed El Maânouni avec "Cœurs brûlés" n’est pas encore prêt pour le rendez-vous. &lt;br /&gt;Nabyl Lahlou vient de finir son "Tabit or not Tabit" au même titre que Hakim Noury avec le deuxième volet de sa comédie "Elle est diabétique et hypertendu et elle refuse de crever". Deux styles difficiles à sélectionner pour une compétition aussi relevée. &lt;br /&gt;On ignore toujours le sort de "La symphonie marocaine" de Kamal Kamal. Le réalisateur de "Tayf Nizar" envisage la sortie de son film en novembre (ce qui veut dire qu’il est prêt). On ne sait pas encore s’il l’avait présenté au comité de sélection du festival de Marrakech. En tout cas ce qu’on sait c’est qu’il tient particulièrement à cette participation. Il reste "Les portes du paradis" des frères Noury Souheil et Imad.&lt;br /&gt;De sources proches des organisateurs, la bataille cette année s’est limitée entre deux dinosaures Majid Rchich avec "Les ailes brisés" de Majid Rchich et "El Ayel" de Moumen Smihi.&lt;br /&gt;El ayel raconte l’histoire de Mohamed-Larbi Salmi, un enfant solitaire et téméraire, àagé de dix ans qui est profondément troublé par ses premiers pas dans la vie: la maladie, la circoncision, les rigueurs de l'éducation religieuse... Le film se passe à Tanger, à l'époque de la mythique Zone Internationale des années cinquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Information de dernière minutes : il n’y aura pas de conférence de presse pour cette cinquième édition. Un fait surprenant ! &lt;br /&gt;Autre information : dans le cadre de la section Hamidou Benmassoud sera récompensé cette année pour l'ensemble de son parcours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici la liste des films en compétition cette année&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;SARATAN de Ernest Abdyshaparov - République du Kirghizistan – 2005&lt;br /&gt;FROZEN LAND de Aku Louhimies - Finlande – 2005&lt;br /&gt;MONGOLIAN PING PONG de Ning Hao Chine 2005&lt;br /&gt;MAN PUSH CART de Ramin Bahrani – USA- 2005&lt;br /&gt;PASSION de Mohamed Malas - Syrie et France – 2004 &lt;br /&gt;L’ICEBERG de Dominique Abel, Fiona Gordon – Belgique – 2005&lt;br /&gt;CHINAMAN de Henrik Ruben Genz – Danemark – 2005 -  &lt;br /&gt;FROZEN de Juliet Mckoen – GBR&lt;br /&gt;A GOLPES de JUAN VICENTE CORDÓBA – Espagne – 2005&lt;br /&gt;KEKEXILI de Lu Chuan - Chine / Hong Kong – 2004&lt;br /&gt;THE BALLAD OF JACK AND ROSE de  Rebecca Miller – USA – 2005&lt;br /&gt;THE CITY OF THE SUN de MARTIN ŠULÍK -  République Tchèque – 2005&lt;br /&gt;ALEX de JOSÉ ALCALA – France – 2005&lt;br /&gt;C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée – Canada – 2005&lt;br /&gt;EL AYEL  de Moumen Smihi Maroc – 2005&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imagofilm.com/"&gt;Pour en savoir plus sur Moumen Smihi et son film&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/festival-de-marrakech-nouvelle-adresse.html"&gt; Festival de Marrakech : nouvelle adresse &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/kiarostami-et-scorsese-htes-de.html"&gt; Festival international du Film de Marrakech &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/le-malaise-ct-court.html"&gt;Court-métrage : le malaise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/sent-le-court-tanger.html"&gt;Festival méditerranéen du court de Tanger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/maroc-rsultats-de-lavance-sur-recettes.html"&gt;Fond d’aide : résultats de l’avance sur recettes&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-113041798917656702?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/113041798917656702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=113041798917656702&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/113041798917656702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/113041798917656702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/10/moumen-smihi-reprsente-le-maroc-au.html' title='Moumen Smihi représente le Maroc au FIFM'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-113027802591017592</id><published>2005-10-25T15:03:00.000-07:00</published><updated>2005-10-25T15:10:07.136-07:00</updated><title type='text'>Festival de Marrakech : Nouvelle adresse</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/index_r1_c12.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/200/index_r1_c1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’on se posait de sérieuses questions sur le site officiel du Festival International du Film de Marrakech, les organisateurs de ce festival qui en est à sa cinquième édition viennent de se doter d’une nouvelle adresse web. Ce sera désormais &lt;a href="http://www.festivalmarrakech.com/"&gt;http://www.festivalmarrakech.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un site qui ne donne pas jusqu’à l’heure de grands scoops sur cette cinquième édition mais qui regorge d’information sur les éditions précédentes (hommages, compétition, lauréats et invités de marque) le tout illustré par des photos inédites.  &lt;br /&gt;A quelques jours de l’ouverture International du festival de Marrakech qui aura lieu du 11 au 19 novembre et de la conférence de presse qui tarde à se tenir (nous somme à une quinzaine de jours à peine du coup d’envoi), le Festival de Marrakech, qui vient par ailleurs de se doter d’un siège pour sa Fondation affiche une forme d’enfer. Il se porte mieux que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.festivalmarrakech.com/"&gt;Site officiel du FIFM&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-113027802591017592?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/113027802591017592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=113027802591017592&amp;isPopup=true' title='112 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/113027802591017592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/113027802591017592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/10/festival-de-marrakech-nouvelle-adresse.html' title='Festival de Marrakech : Nouvelle adresse'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>112</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112973638186470645</id><published>2005-10-19T08:34:00.000-07:00</published><updated>2005-10-31T07:36:48.853-08:00</updated><title type='text'>Kiarostami et Scorsese, hôtes de Marrakech</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/FIFM1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/FIFM1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui aurait pu imaginer l’Iran et les USA, ces deux pays que tout oppose,  côté à côté. Pourtant par la magie du 7ème art ces deux pays sont côté à côté les invités de marque de la cinquième édition du festival international du film de Marrakech.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abbas Kiarostami, auteur de "Où est la maison de mon ami" et "Ten" et Martin Scorsese l’artisan de "Taxi driver", "Raging Bull", "Gangs of New York" et autres chefs d’œuvres sont les invités de marque de cette cinquième édition du Festival du Film de Marrakech (FIFM) qui se tiendra du 11 au 19 novembre 2005. &lt;br /&gt;Le public de du festival aura l’occasion de voir ou de revoir les films de ce monument du 7ème art, à commencer par "Taxi driver" et en finissant par "The aviator" en passant par les films tournés au Maroc à savoir "Kundun" et "La dernière tentation du christ".&lt;br /&gt;Martin Scorsese partagera également tout son talent et son immense savoir avec les jeunes cinéastes dans le cadre d’un atelier.&lt;br /&gt;Même chose pour Abbas Kiarostami dont une intégrale de son œuvre sera projetée en marge de la compétition officielle. Le public pourra admirer des chefs d’œuvre comme «Le goût de la cerise», "Le vent nous emportera".      &lt;br /&gt;La 5ème édition du Festival de Marrakech effectue un  également un hommage particulier au cinéma espagnol.&lt;br /&gt;Le jury de cette cinquième édition sera présidé par le cinéaste français Jean Jacques Annaud, auteur de "Au nom de la rose" et "sept ans au Tibet".&lt;br /&gt;Il sera accompagné de &lt;strong&gt;ABDELKEBIR KHATIBI&lt;/strong&gt;, écrivain et sociologue d’origine marocaine, auteur notamment de "LA MEMOIRE TATOUEE", "LA BLESSURE DU NOM PROPRE" et "AMOUR BILINGUE", &lt;strong&gt;DEEPA MEHTA&lt;/strong&gt;, réalisatrice, scénariste et productrice d’origine indienne, &lt;strong&gt;IDRISSA OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;, réalisateur, scénariste et producteur d’origine burkinaise, auteur notamment de "YAM DAABO" (Le choix, &lt;strong&gt;STEFANIA ROCCA&lt;/strong&gt;, comédienne d’origine italienne "Le talentueux Mr Ripley" d’Anthony Minghella, &lt;strong&gt;HEND SABRI&lt;/strong&gt;, comédienne d’origine tunisienne, révélée dans "SAMT EL QUSUR" (Les silences du palais) de Moufida Tlatli avec qui elle a joué également dans "LA SAISON DES HOMMES", &lt;strong&gt;LEONOR SILVERA&lt;/strong&gt;, comédienne d’origine portugaise  qui joué entre autres dans la "DIVINE COMEDIE et "O ESPELHO MAGICO" de Manoel de Oliveira et &lt;strong&gt;MARY SWEENEY&lt;/strong&gt;, monteuse notamment de "Twin Peaks" et "Mulholland drive" de David Lynch, et de &lt;strong&gt;KIM JEE-WOON &lt;/strong&gt;, réalisateur et scénariste notamment de "DEUX SOEURS".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/festival-de-marrakech-nouvelle-adresse.html"&gt;Festival de Marrakech : Nouvelle adresse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/hommage-au-cinma-marocain-bruxelles.html"&gt;Festival du cinéma indépendant de Bruxelles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/le-malaise-ct-court.html"&gt;Court-métrage : le malaise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/sent-le-court-tanger.html"&gt;Festival méditerranéen du court de Tanger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/maroc-rsultats-de-lavance-sur-recettes.html"&gt;Fond d’aide : résultats de l’avance sur recettes&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112973638186470645?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112973638186470645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112973638186470645&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112973638186470645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112973638186470645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/10/kiarostami-et-scorsese-htes-de.html' title='Kiarostami et Scorsese, hôtes de Marrakech'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112963238008204228</id><published>2005-10-17T03:32:00.000-07:00</published><updated>2005-10-21T16:52:46.710-07:00</updated><title type='text'>Hommage au cinéma marocain à Bruxelles</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/film%20indpendant2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/200/film%20indpendant.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La 32ème édition du Festival International du Film Indépendant rend un hommage particulier, cette année, au cinéma marocain à travers une riche programmation de longs et de courts-métrages ainsi qu’une table rond sur le renouveau du cinéma marocain. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous incontournable du cinéma indépendant, manifestation hors mode, lieu de rencontres et d’échanges, le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles se veut avant tout une oasis de liberté pour ceux qui inventent le cinéma de demain. Né en 1974, il s’est ouvert peu à peu à tous les formats de diffusion et, surtout, a affirmé sa vocation internationale de vitrine du cinéma indépendant contemporain. Loin des mondanités tapageuses, le Festival s’est toujours mis du côté des inventeurs.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Maroc vedette de la 32ème édition&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le concept de Pays Vedette vise à mettre en valeur chaque année une cinématographie encore trop mal connue du public. C’est aussi l’occasion de mettre en avant une culture à travers l’expression filmée de jeunes artistes qui constituent la force vive d’un univers culturel en recherche d’un ailleurs. Dans le cas du Maroc, l’enjeu est vital pour un festival belge et bruxellois étant donné l’importance considérable de la communauté marocaine ou d’origine marocaine dans la société belge, tant sur le plan économique que culturel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des réalisateurs tels Daoud Aoulad Syad, Mohamed Ismail et Rachid El Ouali seront présents à Bruxelles lors du Festival représentent véritablement l’éveil du cinéma marocain. Parmi les films accueillis cette année, ICI ET LA de Mohamed Ismail, LE REGARD de Nour-Eddine Lakhmari et TARFAYA de Daoud Aoulad Syad en gala d’ouverture ainsi qu’une sélection représentative de courts métrages en compétition internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE festival organise également une table ronde sous le thème "Le cinéma Marocain aujourd'hui" qui sera présidée par  M. Nour-Eddine Saïl et verra la participation de Mohamed ISMAIL, Réalisateur de "ICI ET LA", Sarim FASSI FIHRI, Président de la Chambre des Producteurs Marocains, Latif LAHLOU, Président du groupement des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs marocains (GARP), Nabil AYOUCH, Réalisateur, Habiba BELKACEM : Productrice, Ismael SAIDI : réalisateur belgo-marocain auteur de LOIN DES YEUX, Touria ALAOUI : Actrice-vedette de TARFAYA, Rachid EL OUALI : Acteur-Réalisateur et Khalid BENCHEGRA : Acteur dans LE REGARD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.centremultimedia.org/page.php?categorie=5"&gt;Site officiel du Festival&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/kiarostami-et-scorsese-htes-de.html"&gt; Festival international du Film de Marrakech &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/le-malaise-ct-court.html"&gt;Court-métrage : le malaise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/sent-le-court-tanger.html"&gt;Festival méditerranéen du court de Tanger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/maroc-rsultats-de-lavance-sur-recettes.html"&gt;Fond d’aide : résultats de l’avance sur recettes&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112963238008204228?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112963238008204228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112963238008204228&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112963238008204228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112963238008204228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/10/hommage-au-cinma-marocain-bruxelles.html' title='Hommage au cinéma marocain à Bruxelles'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112690113966442939</id><published>2005-10-09T12:58:00.000-07:00</published><updated>2005-10-25T15:15:56.666-07:00</updated><title type='text'>Le malaise côté court</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Je n’ai pas eu l’occasion d’assister au festival Méditerranéen de Tanger. Je ne sais pas si j’ai eu la malchance ou la chance (qui sait) de ne pas voir certains des films produits cette année. Mais les échos qui  me sont parvenus de la part d’amis cinéastes ou les déclarations outrés des critiques et cinéphiles me poussent à réagir.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le Centre Cinématographique Marocain avait sommé les boîtes de productions à s’intéresser aux productions nationales et plus particulièrement au court-métrage j’avais trouvé l’idée à la fois intéressante mais ô combien risquée pour l’avenir du cinéma marocain.&lt;br /&gt;Intéressante car des cinéastes allaient enfin trouver un espace pour s’exprimer et faire les films dont ils rêvaient sans jamais pouvoir les réaliser. Le cinéma étant une histoire de créativité certes mais aussi et surtout une affaire d’argent.&lt;br /&gt;Périlleuse car je m’attendais certainement à voir dans le lot d’admirables navets. J’étais, je l’avoue plutôt, gagné par un profond sentiment de pessimisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire m’a donné raison enfin de compte. Et même si je n’ai pas eu l’occasion d’assister au festival Méditerranéen de Tanger, même si j’ai eu la malchance (ou la chance qui sait) de ne pas voir certains des films produits cette année, les échos qui  me sont parvenus de la part d’amis cinéastes ou les déclarations outrés des critiques et cinéphiles m’ont quelque peu réconforté dans mon raisonnement.&lt;br /&gt;La situation est réellement alarmante et certains films ne mériteraient même pas d’être traités de navets, tellement ils sont mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis posé et je me pose toujours la question "Pourquoi certains apprentis réalisateurs se sont-ils acharnés à faire trois films d’un seul coup de manivelle. Un seul navet aurait suffi !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le message du C.C.M était pourtant claire et ne manquait pas bon sens : donner la chance à tous et pousser les producteurs à se monter plus citoyens et s’acquitter de leur rôle, celui de  découvreur de nouveaux talents qui moisissent dans un quasi anonymat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais apparemment le message est tombé dans l’oreille d’un sourd et c’est la surenchère qui a pris le dessus. Certains producteurs méconnus ont voulu marquer leur présence et mériter l’agrément quelque en soit le prix. &lt;br /&gt;Certains apprentis réalisateurs, anciens assistants, chargés de production, régisseurs de plateaux, avides et aigris par tant d’années passées dans l’ombre des plateaux de tournage ont sauté sur cette occasion unique pour se convertir en réalisateurs, faisant de leurs trois films une sorte de testament. Comme s’il s’agissait de la première…Et la dernière fois qu’ils vont faire de la réalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes loin, très loin,  de la qualité révélée par le festival national de Tanger en 95 où Nour-Eddine Lakhmari, Ismaïl Farroukhi, Mohamed Chrif Tribak et autres, ne nous avaient certes pas tous enchanté, mais au moins nous avaient promis un bel avenir pour notre cinéma.&lt;br /&gt;Et cette belle moissons de réalisateurs a constitué une sorte de locomotive qui avec les ténors et les nouveaux arrivants comme Fawzi Bensaïdi et Narjiss Nejjar avait hissé très haut le drapeau de notre cinéma dans les grandes messes cinématographiques mondiales.        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme par hasard,  la ville de Tanger est marquée par le destin. Celui du cinéma. Un nouveau visage du cinéma marocain se dessine. Un élan ou une décadence ? Difficile à dire pour le moment. Gageons que la moisson de Tanger cette année ne serait qu’une phase transitoire pour plus de rigueur, plus de professionnalisme de la part des jeunes cinéastes qui font leur baptême du feu.      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose est sûre. La qualité pour la qualité est presqu’une chimère. Il faut d’abord accumuler les films pour faire table rase, séparer le grain de l’ivraie ; le bon réalisateur du faiseur d’image, l’artiste du charlatan&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Il y aura certainement un avant et un après Tanger. Comme il y eu un avant et après Tanger en 95.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et s’il faut passer par la quantité pour atteindre la qualité, c’est peut-être le prix à payer pour aller de l’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faut-il que les futurs réalisateurs comprennent que le cinéma est un art, un sacerdoce et que s’ils ne veulent que titiller leur égo qu’ils aillent le faire ailleurs.      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/festival-de-marrakech-nouvelle-adresse.html"&gt;Festival de Marrakech : Nouvelle adresse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/hommage-au-cinma-marocain-bruxelles.html"&gt;Festival du cinéma indépendant de Bruxelles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/sent-le-court-tanger.html"&gt;Festival méditerranéen du court de Tanger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/maroc-rsultats-de-lavance-sur-recettes.html"&gt;Fond d’aide : résultats de l’avance sur recettes&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112690113966442939?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112690113966442939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112690113966442939&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112690113966442939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112690113966442939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/10/le-malaise-ct-court.html' title='Le malaise côté court'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112240195396980301</id><published>2005-08-06T08:06:00.000-07:00</published><updated>2005-10-21T16:57:55.916-07:00</updated><title type='text'>Le Regard politiquement incorrect de Lakhmari</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Le%20regard2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/400/Le%20regard2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premier long-métrage de Nour-Eddine Lakhmari, "Le Regard" est un petit joyau. Un film où on (re)découvre un jeune cinéaste qui a déjà atteint la matûrité. Lakhmari ne choisit pas la facilité puisqu’il s’attaque au thèmes de la rédemption et de la mémoire. Un ancien soldat français est seul face aux démons du passé. Il revient au Maroc pour tourner la page du passé à jamais. Mais cette page pourra-t-elle être tournée un jour?.&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses courts-métrages l’ont révélé comme l’une des valeurs sûres de, ce que beaucoup ont appelé, la nouvelle vague du cinéma marocain. Véritable découverte du Festival National du Film de Tanger en 1995, Nour-Eddine Lakhmari a ravi, même les fins connaisseurs, avec son langage cinématographique résolument moderne. &lt;br /&gt;Avec &lt;em&gt;"Brèves notes"&lt;/em&gt;(1995), un court-métrage en trois épisodes, il pose et se pose avec poésie des questions existentielles douloureuses, fidèle en cela au style de l’un des réalisateurs scandinaves qui l’a le plus marqué à savoir Ingmar Bergmane. &lt;br /&gt;Dans &lt;em&gt;"Né sans skis au pieds"&lt;/em&gt;(1996), il jette un pavé dans la marre de son pays d’accueil, la Norvège, et aborde avec un humour qui frôle l’insolence le thème du déracinement . Un émigré arabe se prend pour un Norvégien le jour de la fête national de ce pays mais réalise qu’il n’est pas né, comme tout norvégien qui se respecte, les skis aux pieds. Ce film vaudra à Lakhmari les foudres d’une critique qui l’avait accueilli à bras ouverts lors de la sortie de son premier court-métrage. Il avait presque commis le blasphème. &lt;br /&gt;Avec &lt;em&gt;" Le livreur de journaux"&lt;/em&gt; (1997), Lakhmari garde la même légèreté (dans le bon sens du terme) et réalise un ballet musical, axé surtout sur la bande son et le montage. Un joli exercice de style. &lt;br /&gt;Enfin avec &lt;em&gt;"Le dernier spectacle"&lt;/em&gt; (1998), il plonge dans un monde onirique, évoquant le combat d’un fils de pêcheur avec un monstre marin imaginaire coupable, selon lui, de s’en prendre à tous les pêcheurs de la région. Tourné dans le milieu des pêcheurs de Safi, sa ville natale, ce film permet à Lakhmari de revenir à une forme cinématographqie plus classique mais surtout de revenir aux sources. &lt;br /&gt;Après ces trois courts, Lakhmari ne tente pas brutalement au long mais passe par une antichambre, le moyen –métrage. Il réalise un touchant et magnifiquement tourné &lt;em&gt;"Dans les griffes de la nuit"&lt;/em&gt; (2000), un film racontant les déboires d’un émigré turc et sa rencontre avec une prostituée à Oslo. Une même thématique traverse toutefois tous ses films à savoir la solitude. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Du Retour au Regard&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Intitulé initialement "Le Retour", le premier long-métrage de Nour-Eddine Lakhmari s’intitulera finalement &lt;em&gt;"Le Regard"&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;A cause des reports incessants des délais du tournage, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev avait sorti son " Retour" à lui . Ce film remporte plusieurs prix dont le plus important reste incontestablement le Lion d’or de la 60ème Mostra de Venise. Et devant un tel succès, Lakhmari choisit d’éviter tout renvoie au film russe. Il renonce, à contre cœur, à ce titre tellement fort et ambigu. "Le Retour" renvoie, en effet, à la notion du voyage, du déplacement mais surtout à une dimension plus profonde, plus intérieure et plus abstraite &lt;br /&gt;Résultat : autant "Le Retour" était une invitation à comprendre le film autant "Le Regard" le confinait dans quelque chose de presque téléphonée qui a visiblement rexercé une sorte d’interférence sur la lecture du film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’autre Regard&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;"Cette photo je l’ai trouvé dans un souk. J’aime le regard de cet homme". Voici, à mon sens, la phrase où l’on peut trouver toute la quintessence du "Regard". Cet homme c’est Issa Daoudi, un ancien résistant marocain qu’Albert Thuès, un photographe de guerre français à la retraite, avait pris en photo plusieurs années auparavant. &lt;br /&gt;Sortie de la bouche d’une française, venue couler ses derniers jours sous le soleil, cette phrase prend toute son ampleur. Il peut presque choquer. Choquer car Issa Daoudi est sur le point d’être exécuté, un revolver pointé sur la tempe. Son regard n’a rien de fascinant si ce n’est pour cette dame qui regarde une photo en la sortant de son contexte. &lt;br /&gt;Un tel contraste entre le regard (actuel) de la femme et la situation réelle de la prise de la photo (le hors champs) reflète ce point de vue exotique souvent porté par certains étrangers, en mal de dépaysement, sur le Maroc. Un regard que Lakhmari tente de dénoncer. &lt;br /&gt;Pour son regard cru, dénonciateur Lakhmari a dû payer le prix fort pour boucler le montage financier de son film. La France s’est débinée, bien entendu, ne pouvant avoir un engagement de la part du réalisateur à maquiller la réalité et faire un film politiquement correct. La vérité dérange et fâche parfois. &lt;br /&gt;Le mérite de Nour-Eddine Lakhmari, au delà des reproches que l’on pourrait adresser à son film, est d’avoir campé sur ses positions. "Le Regard" verra enfin le jour. Sans la moindre (ou peu) de concessions . Tel que son auteur l’avait souhaité. Un film aux allures de brûlot contre les affres du colonialisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un film sur la Rédemption &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;"Le Regard" est un film à contre-courant . Au moment où certains réalisateurs marocains ont fait le chou gras sur la vague des tristement célèbres années de plombs, Lakhmari aborde un sujet nouveau, audacieux et difficile à traiter. &lt;br /&gt;Le défi réside dans le fait que tout se passe à l’intérieur d’Albert Thuès, incarné par Eric Zabor. Il est seul face à sa lâcheté, au remords qui le taraude, à la peur de mourir sans libérer sa conscience d’un lourd fardeau. Montrer le combat intérieur d’Albert Thuès est une tâche compliquée voire périlleuse. &lt;br /&gt;Debout face au mur vide d’une prestigieuse galerie d’art parisienne, Albert Thuès réalise que son existence est aussi vide que ce mur esseulé. Il constate qu’il a vécu pour rien. Et tous les clichés qu’il avait pris et qui ont fait sa notoriété ne valent brutalement plus rien devant &lt;em&gt;LE SEIGNEUR DES CLICHES. LE CLICHE CAPABLE DE LES GOUVERNER TOUS &lt;/em&gt;. Albert décide de revenir à la conquête ou la reconquête du maillon manquant dans sa carrière. &lt;br /&gt;Mais ce mur vide, si l’on applique la théorie du verre à moitié vide, n’est pas en réalité aussi vide qu’on peut l’imaginer. Il renvoie à Albert des images que seul lui est capable de voir. C’est un mur de souvenirs douloureux, où sont imprimés à jamais, par le sang, les larmes et la sueur, des images de torture insoutenable, d’exécutions barbares, d’extermination impitoyables et de violence atroce. &lt;br /&gt;Au Maroc Albert réalise que les clichés, jalousement dissimulés dans une vieille bâtisse, ont été dérobés. Il retrouve par hasard ses photos rangées dans des albums jaunis par le temps ou étalées sur la place publique, vendues avec quelques pièces. Moralité : La vérité a beau être ensevelie pendant des siècles elle finit par resurgir. &lt;br /&gt;Si chacun donne libre cours à son imagination, à la vue de ces photos, Albert, lui, était témoin et acteur (par son mutisme) de la vraie version des choses. Du coup chaque photo est vécue comme une profonde blessure et remue davantage le couteau dans la plaie béante de son passé. Les images giclent (c’est le cas de le dire) et Albert réalise qu’avec le temps elles n’ont rien perdu de leur cruauté. &lt;br /&gt;Albert perd le contrôle et se livre aux gendarmes marocains pour dénoncer des crimes commis plusieurs décennies auparavant. Pour lui le temps s’est figé. Car tant qu’il n’a pas exorcisé sa lâcheté, il continuera à vivre le présent sur le mode du passé. &lt;br /&gt;Pourquoi le doux Albert perd-t-il brutalement sa sérénité ? Ressent-il vraiment du remords ou bien sent-il que son secret n’est désormais plus un secret ? Et s’il avait mis la main sur ses clichés allait-il avouer pour autant ou bien allait-il prendre le premier avion et courir remplir le mur vide de sa galerie ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Entre passé et présent&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Voilà pourquoi le film de Nour-Eddine Lakhmari dérange tant : Albert Thuès, venu avouer sa lâcheté et sa mentalité anticolonialiste n’a rien perdu de cette mentalité. Il est même pire. Dans le passé il était uniquement lâche. Dans le présent il est manipulateur. Réda, le photographe du village, incarné par Abdellah Didane, en sait quelque chose. Amoureux de Aïda, une voluptueuse danseuse, interprétée par Keltoum Hajjam, il est souvent guidé par Albert. Comme dans cette scène du bar où Réda, incapable de prendre Aïda en photo, est quasiment poussé par Albert. "Vas-y" ne cessait de lui répéter ce dernier, après lui avoir donné son appareil photo, ce même appareil qui était dans le passé une arme de guerre comme une autre. Si "Le Regard" finit sur Albert donnant cet appareil photo à Aïda pour le confier à Réda ce n’est pas un hasard. Albert lègue à Réda un symbole de plusieurs années d’aliénation. Comme pour lui dire "A ton tour de prendre tes propre photos". &lt;br /&gt;Et là je me permets une petite digression, qui a tout sa place dans mon propos : A Cannes, cette année, un débat houleux a opposé les Français et les professionnels du cinéma de certains pays anciennement colonisés, dont le Maroc, sur le droit aux images prises pendant la période coloniale. Des documents réalisés par les Français (autant d’Albert Thuès) car les Marocains n’avaient pas ce privilège. Une question a encore fâché "Avons-nous le droit sur nos propres images ?". &lt;br /&gt;Le film de Lakhmari et particulièrement la métaphore de ce vieil appareil-photo met le doigt là où ça fait le plus mal. &lt;br /&gt;Car quelle question pose "Le Regard" en fin de compte si ce n’est le droit. Notre droit de nous ré-approprier NOS histoires, de filmer des images de NOTRE passé, de remuer le couteau dans NOS plaies et de nous réconcilier avec nous-mêmes en revisitant NOTRE Histoire avec un minimum d’objectivité. N’avons-nous pas ce droit ? &lt;br /&gt;La scène du bar nous montre le vrai visage de Albert Thuès. Il se trahit dans un moment de grande ivresse et se moque de Réda. Rien n’a changé. Seulement le temps est passé. &lt;br /&gt;Lorsque Albert Thuès découvre, en remontant le piste de ses photos, que Issa Daoudi est encore en vie, interné dans un asile psychiatrique. Il court à sa recherche. Il trouve un homme enfermé dans son mutisme. Issa Daoudi a choisi de se taire à jamais. Car tous les mots n’ont pas la force d’un seul regard accusateur avec lequel il fusille Albert. Albert demande pardon. Il s’excuse face à la mer (un plan assez significatif). S’il n’y avait pas Issa Daoudi, l’unique témoins du passé, Albert n’aurait probablement jamais demandé pardon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux films en un&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Le Regard n’est pas un récit linéaire. Il est basé sur la mémoire et donc le flash-back. Sur un flux et reflux incessant entre le présent et le passé. Pour les événements du passé, le réalisateur a choisi des tons chauds et ocres. Pour le présent il a plutôt opté pour des couleurs froides le bleu et le blanc. &lt;br /&gt;Seulement le travail sur la lumière n’a pas la même force. Autant avec Albert-jeune (Philippe Cadioux) on est devant une photographie réalisée avec une extrême rigueur (le tournage dans le superbes décors naturels de Souiria y est pour beaucoup), autant avec Albert-vieux (Eric Zabor) on est devant une image plate et inconsistante. &lt;br /&gt;Il faut savoir que Nour-Eddine Lakhmari a filmé d’abord la partie du flash-back, avec cette fraîcheur, cette fougue et cette ambition qui caractérise tout cinéaste qui passe au grand format et a donc tout à prouver. Plus de trois ans se sont écoulées avant qu’il ne puisse tourner la deuxième partie. Problèmes de production, désistement de certains acteurs comme Jean-Pierre Cassel et Siham Assif. Et in fine un tragique accident qui a failli être fatal au jeune cinéaste et surtout certaines langues médisantes qui ont commencé à ricaner sur les reports incessants des dates de tournage. Tout cela a presque dégoûté Lakhmari. A tel point qu’il voulait presque en finir avec ce film "maudit". Conséquence : à la fraîcheur de la première partie s’opposait une deuxième partie qui avait tout l’air d’être bâclée . &lt;br /&gt;A certains moment on croit voir deux films totalement opposés. Même les acteurs de la première partie particulièrement Rafik Bakr, Hamid Torchy, Khalid Benchagra, Philippe Cadioux et les soldats français sont d’une justesse étonnante au moment ou Eric Zabor semble jouer un rôle qu’il n’assimile pas complètement. Quant à Abdellah Didane il se noie dans les clichés (Il est photographe dans le film !). En fait depuis son admirable rôle dans "Adieu forain" de Daoud Aoulad Sayed, Abdellah Didane n’a pas encore trouvé de rôle avec la même force. &lt;br /&gt;Enfin Kaltoum Hajjam, mannequin à l’origine, est presque transparente. Toutefois on peut lui trouver des circonstances atténuantes : son rôle n’a tout simplement pas sa place dans ce film. C’est un personnage créé tout juste pour titiller le regard de certains cinéphiles assoiffés d’images folkloriques. On peut dire que ce personnage est le grain de sable qui a enrayé la machine et travers lui on peut reprocher à Nour-Eddine Lakhmari SON REGARD sur un Maroc, qui, après plusieurs décennies de son indépendance est resté un Maroc rural, avec des bars minables, fréquentés par des gens misérables. Le Maroc actuel, sans chauvinisme aucun, n’est pas celui que nous propose Nour-Eddine Lakhmari. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ce bémol, "Le Regard" est un faux film d’époque, sincère, touchant et fort, où le réalisateur a préféré aux tour de passe-passe techniques un travail de fond sur l’histoire et les personnages. Nour-Eddine Lakhmari est certes passé tout près d’un grand film mais son premier coup d’essai grandeur nature est une œuvre où on sent le souffle du cinéma. Un début qui s’inscrit dans un parcours exemplaire et présage d’un bel avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-lheure-de-la.html"&gt;Le cinéma marocain à l’heure de la réconciliation&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-au-mieux-de-sa-forme.html"&gt; Le cinéma marocain au mieux de sa forme&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112240195396980301?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112240195396980301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112240195396980301&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112240195396980301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112240195396980301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/le-regard-politiquement-incorrect-de.html' title='Le Regard politiquement incorrect de Lakhmari'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112327016462047613</id><published>2005-08-05T12:22:00.000-07:00</published><updated>2005-08-05T12:33:18.896-07:00</updated><title type='text'>Distribution et exploitation vues par Ahmed El Maânouni</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Alyam%20Alyam.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Alyam%20Alyam.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je tiens à rendre à Ahmed El Maânouni ce qui appartient à Ahmed El Maânouni. Car cette rubrique de mon blog et donc tous les postes qui ont découleront sont inspiré de l’idée de ce "Dinosaure" (Rien de péjoratif dans mon expression Ahmed bien au contraire). Je voulais faire des entretiens avec des cinéastes pour transformer mon blog en vrai webzine. Mais Ahmed, avec qui je prenais un café dans un café casablancais ce jeudi 4 août 2005, m’a suggéré de faire des entretiens plus qu’à bâtons rompus, des comptes rendus de discussions anodines, une sorte de café de commerce. L’idée a tout de suite germé. Il est normal que je commence par l’instigateur de cette idée originale.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir pris un café à Alba, café situé au centre de Casablanca, Ahmed El Maânouni se propose gentiment de me raccompagner jusqu’aux taxis blancs qui mènent à Mohammedia. Il était dix heures passé.&lt;br /&gt;Devant le cinéma Lutetia, il s’arrête brusquement. Un brin de nostalgie brille dans ses yeux. Il se remémore comme si c’était hier "Quand "O les jours" (lyam a lyam) et "Transes" (Lhal) ont été projeté dans cette salle vers la fin des années 70 et le début des années 80, il y avait presque une émeute devant cette salle". Un motif de fierté pour ce grand cinéaste mais aussi un témoignage sur ce qu’était la fréquentation et ce qu’elle est devenue. &lt;br /&gt;Si El Maânouni se pose cette question maintenant c’est qu’il a presque fini son dernier long-métrage &lt;strong&gt;"Cœurs brûlés"&lt;/strong&gt;. Un film qui marque le GRAND RETOUR de ce grand cinéaste après avoir "boudé" le Maroc pendant plusieurs années. Seulement l’équation est toute autre. Le public ne va plus aux salles. &lt;br /&gt;Comme pour se rassurer il me dit sur un ton assuré &lt;em&gt;"Je pense que le public ne boude pas uniquement les films marocains mais tous les films. Même les films américains n’enregistrent pas des chiffres de fréquentation record"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je pose alors une question classique et stupide. Je la pose peut-être juste pour meubler le vide &lt;em&gt;"Pourquoi à ton avis?"&lt;/em&gt;. La réponse ne sa fait pas attendre. Du tac au tac &lt;em&gt;"Parce que les salles sont pourries, mal équipées, mal entretenues, mal gérées tout ce que tu veux"&lt;/em&gt;. Une réponse qui résume tout le mal qui gangrène le système d’exploitation et de distribution au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Tu sais&lt;/em&gt;, réplique-t-il, &lt;em&gt;le boom des chaînes satellitaire et le marché du DVD, coupable d’être à l’origine de la baisse de fréquentation, ce sont de simples boucs-émissaire. En France, les chaînes satellitaires et câblés ne se comptent pas. Le marché du DVD est plus fort qu’ici. Et pourtant c’est l’embellie"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Je reste pensif. Cette réponse bouscule toutes mes certitudes. Il avait marqué un point. Je n’osais poser d’autres questions. Il sent mon désarroi et se pose la question à ma place &lt;em&gt;"Tu sais pourquoi ça marche pas au Maroc ?"&lt;/em&gt;. Je réfléchis &lt;em&gt;"euh !..."&lt;/em&gt;. Sauvé par le gong ! Ahmed répond à la question qu’il s’est posé &lt;em&gt;"Parce que le marché marocain est un marché qui n’intéresse pas les étrangers. C’est un petit marché qui n’a pas su développer ses méthodes de travail. La notion d’appel n’existe pas. Les distributeurs et les exploitants ne font pas d’efforts pour ramener des stars. Le public veut des stars locales ou étrangères pour vendre les films. En France les stars viennent sur les plateaux de télévision, donnent des interviews dans les magazines. Le marché français devenu incontournable pour les américains. Résultat : le public qui voit les stars à la télé va les voir sur grand écran. C’est aussi simple que ça"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;El Maânouni ajoute : &lt;em&gt;" Il faut que les distributeurs redoublent d’imagination pour attirer le public. C’est leur boulot. Ils doivent consacrer un budget plus important à la communication"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Une idée tout à fait pertinent quand on sait que les américains consacrent plus d’un tiers du budget de leurs films à la promotion.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Les autorités concernées par le cinéma (le CCM) doivent aussi avoir de nouvelles idées pour rénover le parcs de salles de cinéma et former les distributeurs et les exploitants à ces métiers"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Nous arrivons devant les taxis blancs &lt;em&gt;"C’est ici ?"&lt;/em&gt; demande Ahmed El Maânouni. &lt;em&gt;"Oui" &lt;/em&gt;répondis-je en tendant dix dirhams au courtier.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"On continuera notre discussion à mon retour de Paris. A plus"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Au Revoir"&lt;/em&gt;              &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ahmed El Maânouni&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Biographie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cinéaste né le 25 novembre 1944 à Casablanca. En 1969, il termine ses études en Sciences Economiques à l’Université de Paris (Dauphine) et entreprend, en 1971, des études de théâtre à l’Université des Nation à Paris. En 1975, il est lauréat de l’INSAS à Bruxelles en Belgique, section " Prise de vue ". Il fonde en 1977 à Casablanca, la société de production " RABII-FILMS ". Actuellement, il est Délégué pour l’Europe de la Chambre Marocaine des Producteurs de Films. Membre fondateur de l’Association des Cinéastes Arabes en France et du GARP au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Filmographie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Courts-Métrage&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1972 Fonx au Maroc&lt;br /&gt;1973 Le Festival De Tabarka&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Longs-Métrages&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1978 O !Les beau jours (Lyam a Lyam)&lt;br /&gt;1982 Transes (AL Hal)&lt;br /&gt;1992 Les goumiers marocains&lt;br /&gt;2005 cœurs  brûlés&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112327016462047613?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112327016462047613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112327016462047613&amp;isPopup=true' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112327016462047613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112327016462047613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/distribution-et-exploitation-vues-par.html' title='Distribution et exploitation vues par Ahmed El Maânouni'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112315951032705006</id><published>2005-08-04T05:18:00.000-07:00</published><updated>2005-08-04T05:51:55.666-07:00</updated><title type='text'>Mon Cinéma Paradiso à moi</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/orca.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/orca.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Enfant j’aimais aller au cinéma. C’est au cinéma "Saâda" et "Sherif" à Hay Mohammadi que j’ai vu mes premiers films. "La fureur du dragon", "La fureur de vaincre"…&lt;br /&gt;Avez-vous le chef d’œuvre "Cinéma Paradiso". C’était pratiquement ça. Sauf que dans le film il y a beaucoup de magie. La magie du cinéma. Dans mon cas il y avait certes la magie mais beaucoup de misère. Mais bon la misère a ses côtés magiques avec le recul. La preuve.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux films étaient projetés. On les appelait thon ou l’hrour (traduction : le thon et la sauce piquante). Cette malbouffe était notre préférée quand on était gosse. C’est pourquoi nous avons affectueusement donné ce nom au film américain et indien projetés simultanément, séparés par un entracte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant l’entracte nous mangions "mar9at Jnoune"(Jjnoune signifie démons mais. "mar9a" provient de l’arabe classique "Mara9" qui signifie sauce. "Dwaze" provient du verbe (dialectal) "dewez" qui signifie faire passer quelque chose ou quelqu’un. Par exemple "Dewez lwa9t" veut dire faire passer le temps)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous allez me demander pourquoi on appelait cette bouffe dégelasse "mar9at Jnoune" ? Je vous réponds : Quand nous sortions pendant l’entracte, nos yeux étaient tellement éblouis par le soleil de l’après-midi qu’on avait l’impression de marcher en plein nuit (d’où l’expression démon). Le vendeur sortait de sa marmite des bouts de viandes, de peau, de quelque chose avec des mains sales (je n’oublierai jamais la saleté nichée sous les ongles) et il les mettait dans un demi-pain. Et hop ! On croquait à peins dents dans cette CHOSE IMMONDE qui ne sentait pas mauvais ni bon non plus mais qui était ô combien délicieuse !&lt;br /&gt;On avait également un autre met "Pastila". C’est une boulette de purée de pomme de terre à la couleur jaunâtre qui n’avait pas de goût mais qui, assaisonné avec beaucoup de piment devenait comme par magie délicieuse.           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappelle de mon premier film. C’était "Orca". Maintenant je sais que c’est un film réalisé par Michael Anderson avec Richard Harris, Robert Carradine et Charlotte Rampling. &lt;br /&gt;Si quelqu’un avait dit au gosse de l’époque qui n’avait que 7ans et qui ne voyait pas le monde en dehors de sa driba (ruelle ou quartier) qu’il allait rencontrer Charlotte Rampling un jour, la saluer, lui parler et même l'interviewer, je l’aurais certainement pris pour un fous. &lt;br /&gt;Quand j’ai rencontré Charlotte -c’est comme ça que je l’appelle maintenant. Elle est devenue une amie (laissez-moi frimer un peu)  au festival de Marrakech, je lui ai dit qu’elle était ma première idole. La première femme que je voyais sur grand écran. Vingt quatre ans après je l’ai rencontré et j’ai pris une photo avec elle. Personne ne pouvait m’empêcher d’avoir MA PHOTO. La preuve pour moi qu’elle n’existait pas que sur cet écran en toile blanche, jaune, noire (enfin je ne sais pas. Il était tellement sale).&lt;br /&gt;Plusieurs années après avoir "Orca" j’ai réalisé qu’il dure 1h32 minutes. Moi j’ai vu la version courte (moins d’une demi-heure). Je ne sais comment "khoukha" (c’est le nom de du gardien et accessoirement monteur et projectionniste) avait fait pour le transformer en court-métrage sans qu’il lui fasse perdre toute sa magie. Un jour je verrai le film en intégralité (si quelqu’un l’avait, il serait sympa de me le prêter). &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Dans les films que nous voyions les baisers étaient inexistants. Je ne me suis jamais expliqué pourquoi au moment fatidique du baiser, le héros est transporté, par je ne sais quelle magie vers un autre décor. Je croyais à l’époque que les films étaient faits comme ça. Mais au fur et à mesure qu’on grandissait chaque baiser coupé était accompagné de l’expression " Wa la3waaaaaaaaar" (le booooooorgne). &lt;br /&gt;Pour l’histoire cette expression utilisée dans toutes les salles du Maroc (j’ai même entendu un plaisantin la prononcer un jour au Mégarama. Je en sais pas pourquoi d’ailleurs) est une invetion de Hay Mohammadi car comme par hasard les deux projectionnistes des deux salles étaient borgnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent cinéma Sherif est fermé. Quant au cinéma Saâda il se meurt. Des espaces chers de notre mémoire sont entrain de disparaître. Je passe à côté de deux salles. Je vois des bribes de mon enfance. J'éprouve de la nostalgie. Et je me dis "Il était une fois le cinéma"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112315951032705006?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112315951032705006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112315951032705006&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112315951032705006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112315951032705006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/mon-cinma-paradiso-moi.html' title='Mon Cinéma Paradiso à moi'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112308200778172496</id><published>2005-08-03T08:01:00.000-07:00</published><updated>2005-10-25T15:16:46.173-07:00</updated><title type='text'>Ça sent le court à Tanger</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Festival%20court-m%3F%3Ftrage1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Festival%20court-m%3F%3Ftrage1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Du 10 au 16 septembre 2005, Tanger accueille le Festival Méditerranéen du court-métrage qui en est à sa troisième édition. Organisé par le Centre Cinématographique Marocain (CCM), ce festival, unique en son genre, commence à s’imposer comme l’un des festivals premles plus originaux &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jury de cette édition sera présidé par le réalisateur suisse Jean-François AMIGUET, réalisateur entre autres de &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59192.html"&gt;"Au Sud les nuages"&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8097.html"&gt;"L’écrivain public"&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59828.html"&gt;"Alexandre"&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;Jean-François AMIGUET, qui succède à Danis Tanovic, président du jury l’an dernier, et à Tahar Benjelloun, président de la première édition, sera accompagné de la comédienne marocaine Mouna FETTOU, du critique libanais Ibrahim Al Ariss, du critique et cinéaste grec Michel Demopoulos et de Jean Pierre Lemoine, directeur du Multiplexe "Le Megarama"&lt;br /&gt;Le jury attribuera cinq prix : le Grand Prix, le prix Spécial du Jury, le prix de la première œuvre,  le prix d’interprétation féminine, le prix d’interprétation masculine et la mention spéciale du jury.&lt;br /&gt;Le Maroc participe cette année à la &lt;a href="http://www.ccm.ma/festfr/comptg3.html"&gt;compétition officielle&lt;/a&gt; avec trois court-métrage "Chemise blanche, cravate noire" de Yassine Fennane, "Destin de famille" de Younes Reggab et "La danse du fœtus" de Mohamed Mouftakir. &lt;br /&gt;La Tunisie (1film), la Grèce (2films), le Liban (2 film), L’Algérie (2 film) la France (2 films) participent également à la compétition officielle.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs une &lt;a href="http://www.ccm.ma/festfr/phtanger/special3fr.pdf"&gt;section spéciale &lt;/a&gt;sera dédiée aux court-métrages marocains non retenus pour la compétition officielle. Pas moins d’une cinquantaine de court-métrage sera projetée pour le grand plaisir des fans de court-métrages. C’est également un indicateur sérieux sur le volume de production de court-métrage cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Film Marocains en compétition officielle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CHEMISE BLANCHE, CRAVATE NOIRE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;de Yassine FENNANE &lt;br /&gt;MAROC - 2005 - 5mn&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Issam achète une cravate dans une boutique à Casablanca. Il reçoit un coup de fil de sa nouvelle conquête Nora. Il Lui donne rendez-vous et promet de lui ramener un cadeau. Nora refuse le cadeau de Issam, estimant que leur relation vient à peine de commencer. La tension monte. issam finit par étrangler Nora avec la cravate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DESTIN DE FAMILLE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;de Younes REGGAB &lt;br /&gt;MAROC - 2005 - 20mn&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Après avoir perdu le père de ses enfants; Rkya se remarie une seconde fois d'un homme dans les quarantaines nommé Aziz. Ce dernier qui souffre d'un trouble plus ou moins physique a compliqué la vie de ses enfants. Rkya a achevé la peine de ses petits par la mort de son mari. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA DANSE DU FOETUS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;de Mohamed MOUFTAKIR &lt;br /&gt;MAROC - 2005 - 27mn&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Une femme décide d'avorter. Elle s'isole dans un bungalow, boit une infusion de plantes médicinales et attend. Petit à petit, elle se laisse gagner par l'esprit du lieu et commence à avoir des perceptions extrasensorielles. C'est à ce moment qu'elle perd le contrôle de soi et affronte dans son délire son passé douloureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plus d'infos, &lt;a href="http://www.ccm.ma/festivaltanger.html"&gt;consultez le site du Festival&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/festival-de-marrakech-nouvelle-adresse.html"&gt;Festival de Marrakech : Nouvelle adresse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/hommage-au-cinma-marocain-bruxelles.html"&gt;Festival du cinéma indépendant de Bruxelles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/le-malaise-ct-court.html"&gt;Court-métrage : le malaise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/maroc-rsultats-de-lavance-sur-recettes.html"&gt;Fond d’aide : résultats de l’avance sur recettes&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112308200778172496?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112308200778172496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112308200778172496&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112308200778172496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112308200778172496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/sent-le-court-tanger.html' title='Ça sent le court à Tanger'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112309731273791768</id><published>2005-08-02T11:59:00.000-07:00</published><updated>2005-08-03T12:38:00.923-07:00</updated><title type='text'>"Les tortues volent aussi", lauréat du Prix Hassan II de cinéma</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Les%20tortues%20volent%20aussi3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Les%20tortues%20volent%20aussi3.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le prix Hassan II de la 11ème édition du festival international de Rabat a consacré le long-métrage "Les tortues volent aussi". Un film irano-irakien.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix Hassan II de la 11ème édition du festival international de Rabat pour la culture et les arts est finalement revenu  au long métrage irano-irakien &lt;a href="http://www.ecrannoir.fr/films/films.php?f=1703"&gt;"Les tortues volent aussi"&lt;/a&gt; de son réalisateur Bahmane Ghoubadi &lt;br /&gt;Le jury du prix a également consacré les interprètes de ce film en langue kurde qui a fait l'ouverture de la compétition officielle du prix Hassan II de cinéma, en leur attribuant une mention spéciale en reconnaissance de leur excellent jeu.&lt;br /&gt;"Les tortues volent aussi" retrace les péripéties de la guerre, ses répercussions sur l'évolution normale des enfants et des adolescents ainsi que les privations qui découlent de cette situation tragique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film marocain &lt;strong&gt;"Mémoire en détention"&lt;/strong&gt; de &lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/jilali-ferhati-passionn-de-cinma.html"&gt;Jilali Ferhati &lt;/a&gt;a remporté le prix du jury. Les prix de la meilleure interprétation masculine et féminine ont été attribués respectivement à l'actrice grecque Evangelina Edradaki pour son rôle dans &lt;strong&gt;"Les yeux de la nuit" &lt;/strong&gt;et l'acteur algérien Sidi Ali Kouirat pour son rôle dans le film belgo-algérien &lt;strong&gt;"Les soupçonnés" &lt;/strong&gt;de son réalisateur Kamal Dahane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président du jury, &lt;strong&gt;Hamid Bennani&lt;/strong&gt;, a déclaré "Les organisateurs ont choisi des films engagés et de divers horizons abordant des questions d'actualité et représentant les différents courants cinématographiques (…) Les débats de du jury ont été marqués par l'analyse du point de vue technique, esthétique et professionnel sans pour autant occulter les autres aspects" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les longs-métrages en lice sont, en l'occurrence, &lt;strong&gt;"Mémoire en détention" &lt;/strong&gt;(Maroc), &lt;strong&gt;"Yasmine"&lt;/strong&gt; (Grande-Bretagne), &lt;strong&gt;"Les Suspects"&lt;/strong&gt; (Belgique), "&lt;strong&gt;Violences et dérision" &lt;/strong&gt;(Egypte), &lt;strong&gt;"les yeux de la nuit" &lt;/strong&gt;(Grèce), &lt;strong&gt;"El Manara" &lt;/strong&gt;(Algérie), &lt;strong&gt;"Le Sud" &lt;/strong&gt;(Pays-Bas), &lt;strong&gt;"Noces d'été" &lt;/strong&gt;(Tunisie), &lt;strong&gt;"Lettre d'amour zoulou" &lt;/strong&gt;(Afrique du Sud), et &lt;strong&gt;"Les tortues volent aussi"&lt;/strong&gt;, film irano-irakien qui a remporté le grand prix de cette édition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à la compétition officiel Le cinéma néerlandais, invité d'honneur de la 6-ème édition du Prix Hassan II, a été à l'honneur avec la projection de 7 longs métrages notamment "Les flottantes" et "Shouf shouf Habibi".Ce panorama du cinéma a été programmé à l'occasion de la célébration des 400 ans de relations diplomatiques entre le Maroc et les Pays-Bas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette édition a également prévu un panorama du cinéma maghrébin, la projection de films pour enfants et adultes et des projections en plein à air l'espace des Oudayas&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112309731273791768?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112309731273791768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112309731273791768&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112309731273791768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112309731273791768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/les-tortues-volent-aussi-laurat-du.html' title='&quot;Les tortues volent aussi&quot;, lauréat du Prix Hassan II de cinéma'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112309358158586564</id><published>2005-08-02T11:12:00.000-07:00</published><updated>2005-08-03T11:28:50.683-07:00</updated><title type='text'>Laïla Marrakchi parle de son Marock</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Marock.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Marock.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A l’occasion de la présentation du film "Marock" dans le cadre du festival de Casablanca, la jeune réalisatrice Leïla Marrakchi livre ses premières impressions e tente de lever tout quiproquo qui pourrait accompagner son film. Pour infos le film a participé au festival de Cannes dans le cadre de la section "Un certain regard" sans obtenir de prix.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Synopsis:&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Casablanca, l'année du bac. Rita, 17 ans est confrontée vit sa première histoire d’amour et se voit confrontée aux traditions de son pays, aux mœurs de sa famille et, surtout, à son grand frère pour qui passe par un retour aux valeurs traditionnelles. Rita , à l’image des adolescents de son âge, a du mal à composer avec les valeurs de son entourage.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ahdath.info/article.php3?id_article=10510"&gt;Lire l’intégralité de l’entretien accordé à Al Ahdate Al Maghribiya&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cinempire.com/cinempire_images/films/marock/article/marock.html"&gt;Lire également la note d’intention de Laïla Marrakchi&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112309358158586564?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112309358158586564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112309358158586564&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112309358158586564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112309358158586564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/lala-marrakchi-parle-de-son-marock.html' title='Laïla Marrakchi parle de son Marock'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112308900351056174</id><published>2005-08-02T10:07:00.000-07:00</published><updated>2005-08-03T10:16:46.376-07:00</updated><title type='text'>"Le dilemne de Nora". Rachid Cheikh réalisateur</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/ibrahimi%20Hanane.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/ibrahimi%20Hanane.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le cinéaste marocaine Rachid Cheikh tourne actuellement à Fès une série de court-métrages. "Le dilemme de Nora", "Hommage" et "Chambr’a".&lt;br /&gt;Rachid Cheikh a choisi de commencer par Le dilemme de Nora", un court-métrage de 15 minutes, écrit par Abdelkader Mansour dont les rôles principaux seront interprétés par Hanane Ibrahimi, la petite Yasmine Cheikh ainsi que Nezha Regragui, Omar Chenboute et bien d’autres comédiens.&lt;br /&gt;"Le dilemme de Nora" raconte l’histoire d’un universitaire fraîchement diplômée qui ne réussit pas à trouver d’emploi. Sa famille décide alors de lui trouver un mari. Mais en plein préparatifs de la cérémonie de mariage Nora reçoit une lettre d’affectation à un nouveau boulot, dans une ville loin de chez elle. Dilemme. Que va choisir Nora en fin de compte.        &lt;br /&gt;Il et à signaler que le "Le dilemme de Nora" est la première expérience de Rachid Cheikh en tant que réalisateur après avoir assisté plusieurs cinéastes marocains et étrangers&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112308900351056174?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112308900351056174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112308900351056174&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112308900351056174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112308900351056174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/le-dilemne-de-nora-rachid-cheikh.html' title='&quot;Le dilemne de Nora&quot;. Rachid Cheikh réalisateur'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112292256063008160</id><published>2005-08-01T11:50:00.000-07:00</published><updated>2005-11-05T07:19:00.410-08:00</updated><title type='text'>Jilali Ferhati. Passionné de cinéma</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/ferhati.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/ferhati.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il est le réalisateur de l’un des plus beaux films marocains de ces dernières décennies, le touchant "La plage des enfants perdus". Il est également l’auteur du très mésestimé "Tresses".  Jilali Ferhati est un homme discret parfois taciturne et un cinéaste tourmenté. Au fil dans années, il a développé un style qui lui est propre. Un label Jilali Ferhati. Un cinéma d’auteur où chaque œuvre, participe à asseoir un projet cinématographique singulier. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est donc pas exagéré de dire que le cas Jilali Ferhati fait école. Revenir sur le parcours de ce cinéaste c’est évoquer l’histoire du récinéma au Maroc. Le cinéma marocain est véritablement né vers la fin des années 60 et le début des années 70. Jilali Ferhati (le cinéaste) aussi. Il a vu les gros bolides de l’époque : "Six douze" de Mohamed Abderahmane Tazi et Majid R’chich (même si c’est un court-métrage), "Wachma" de Hamid Bennani, "Mille et une mains" de Souheil Ben Barka, "Chergui ou le silence violent" de Moumen Smihi  et "Les cendres du clos" en 1977, réalisé par un collectif de cinéastes emmenés par Mohamed Reggab.&lt;br /&gt;Au milieu de cette foule de cinéastes, venus des grandes écoles de cinéma, Jilali, cet autodidacte (à la base il avait fait des études de sociologue et enchaîné avec des études de théâtre) met une pierre à l’édifice.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La brèche enfin ouverte !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;En 1978 Jilali Ferhati réalise &lt;strong&gt;"Brèche dans le mur" &lt;/strong&gt;(Jorha fi l'haï't) après avoir commis deux court-métrages (Carom en 1973 et Bonjour Madame en 1974). Avec ce film il explore avec la fraîcheur et parfois même "la maladresse" des débuts le thème de l’errance à travers les déambulations d’un personnage muet en plein de cœur de Tanger dans un milieu de marginaux.&lt;br /&gt;Il enchaîne avec &lt;strong&gt;"Poupées de roseau" &lt;/strong&gt;et brosse un portrait  du nord marocain et plus précisément Tanger, sous contrôle internationale. Pour beaucoup ce film est le véritable début de Jilali Ferhati. C’est en tout cas le film qui a fait briller l’étoile de ce cinéaste : Prix du premier rôle féminin pour Souad Ferhati et un double prix pour Jilali Ferhati en tant que réalisateur et acteur. C’était en 1982 lors du 1er Festival National du Film qui s’est tenu à Rabat. Tout un symbole pour cet homme qui se prédestinait, à la base, à être comédien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A la recherche de la plage perdue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais Jilali Ferhati n’est pas un homme pressé. En dépit de cette consécration il garde les pieds sur terre et attend presque une dizaine d’années avant d’oser "l’œuvre suprême de sa carrière". &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"La plage des enfants perdus"&lt;/strong&gt;. Un film plus abouti, plus cohérent. En un mot un film complet (sans être parfait). &lt;br /&gt;En fait "La plage des enfants perdus" est le film qui correspond le mieux à la vision de Jilali Ferhati. Un drame social poignant, traité avec beaucoup de poésie, évitant par la même occasion de tomber dans le mélodrame. Un film serein, peu bavard où le réalisateur accorde une attention particulière à l’esthétique de l’image. "La plage des enfants perdus" est intéressant dans la mesure où il propose plusieurs degrés de lecture et où l’art de métaphore l’emporte sur le traitement direct de l’histoire. &lt;br /&gt;Jilali Ferhati dira à propos de ce film &lt;strong&gt;"Je me suis rendu compte qu’Image et Magie était un anagramme, pour moi l’Image est une Magie déguisée"&lt;/strong&gt;. Des propos qui trouvent tout leur sens car il y a vraiment de la magie dans ce film. &lt;br /&gt;"La plage des enfants perdus", sorti en 1991, profite de ce qu’on peut appeler l’effet "Un amour à Casablanca". Le public marocain découvre le cinéma marocain &lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-lheure-de-la.html"&gt;(oublions le mot réconciliation !). &lt;/a&gt;Les critiques réalisent pour une fois que la notion d’auteur pour rimer avec celle du grand public. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'infortune des Chevaux de fortune&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quatre ans après "La plage des enfants perdus", Jilali Ferhati réalise &lt;strong&gt;"Chevaux de fortune" &lt;/strong&gt;s’inscrivant dans une thématique à la mode à cette époque à savoir l’émigration. Il est sans doute l’un des premiers à s’être intéressé à ce thème. Mais le traitement de ce thème chez Jilali Ferhati contraste avec celui des autres cinéastes. Jilali Ferhati préfère à l’approche "réaliste" un travail plus poussé sur les métaphores. Il croque trois portraits de personnes qui rêvent de passer à l’autre côté de Gibraltar. Mohamed rêve d’assister à des courses de chevaux ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie. Ali veut se faire opérer en France et enfin Fatima  voudrait rejoindre sa mère, installée à Gibraltar. Des histoires de prime abord on ne peut plus banales. Mais l’alchimie de Jilali Ferhati en fait des êtres extraordinaires. La magie est encore une fois au rendez. Même si Jilali Ferhati est resté loin du niveau manifesté dans "A la plage des enfants perdus". La reconnaissance n’est pas au rendez-vous non plus. Au festival National du Film (Tanger 95) "Chevaux de fortune" obtient deux mentions spéciales pour Brigite Rowane (interprétation) et pour Hélène Muller (montage) et le GRAND PRIx du Festival. Ceci dit ce film n'a pas été jugé à sa juste valeur.&lt;br /&gt;Par la suite jilali Ferhati commet &lt;strong&gt;"Tresses" &lt;/strong&gt;ou "Mur d’images" (99). Un film poignant porté par Salima Benmoumen, qui s’est donné à fond dans son personnage, débordant de sincérité et d’énergie et Fawzi Bensaïdi jouant avec une justesse étonnante. "Tresses" est presqu’un "huis clos" (en dépit des nombreuses séquences tournées en externes) où le réalisateur jette un regard (à la limite voyeur) teinté de beaucoup de poésie sur le quotidien des habitants d’un quartier populaires de Tanger. "Tresses" passe sous silence en dépit d'une maîtrise étonnate au niveau de l’écriture, la mise en scène et surtout la direction des acteurs. Et l’on s’étonnera sur les raisons qui ont fait que ce film ne soit pas, à son tour, considéré à sa juste valeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ferhati, le retour&lt;/strong&gt;   &lt;br /&gt;En 2004 Jilali Ferhati réalise &lt;strong&gt;"Mémoire en détention"&lt;/strong&gt;. Avec ce film on retrouve le Jilali Ferhati de "A la plage des enfants perdus.&lt;br /&gt;"Mémoire en détention" revisite les années de plomb mais se distingue d’emblée des autres films qui ont abordé ce thème ("Mona Saber" de Abdelhaï Laraki, "Chambre noire" de Hassan Benjelloun, "Jawhara, fille de prison" de Saâd Chraïbi) par une certaine pudeur dans le traitement de ce thème. Encore une fois à la transcription réaliste de cette époque Jilali Ferhati préfère détourner notre attention et nous entraîne derrière un personnage amnésique (l’est-il réellement ?), victime des affres de ces années lugubres de l’histoire du Maroc. Au lieu de nous montrer des séquences interminables de torture (on a eu notre dose avec "La chambre noire") Jilali Ferhati les fait jaillir comme des flashes éphémères. Et là on réalise que les années de plombs ne sont qu’un élément de l’histoire et pas l’histoire comme ce fut le cas dans "Jawhara, fille de prison" où Saâd Chraïbi a déclaré avant le générique de début de son film sa volonté de tourner la page du passé avec son film. Un projet ambitieux ! Seulement ce film n’a pas réussi à tourner cette page. Pour la simple raison qu’il ne l’a même pas ouvert.&lt;br /&gt;Jilali Ferhati, lui, opte pour les personnages. Un choix judicieux qui dénote d’une grande sensibilité et qui se révèle par ailleurs payant. "Mémoire en détention" glane les prix partout au Maroc comme à l’étranger et séduit par la touche artistique dont il fait preuve (un prix à Rotterdam, au Caire et au Festival du cinéma Méditerranéen de Tétouan).&lt;br /&gt;Encore une fois Jilali Ferhati n’atteint pas " La plage des enfants perdus" (à mon sens son meilleur film). "Mémoire end détention" pèche par un scénario parfois décousu et des constructions dramatiques souvent téléphonées. On citera ici deux exemples. D’abord ce double personnage de l’ancien détenu politique et du détenu de droit commun qui portent comme par hasard le même nom. Ensuite ce double trajet du personnage incarné par Jilali Ferhati et celui joué par Fatéma Loukili (dont on ignore au demeurant la nature de sa relation avec le héros). Des choix qui semblent tirés par les cheveux   &lt;br /&gt;Mais ceci dit on retrouve avec ce film (malgré tous les reproches) un Jilali Ferhati qu’on aime et respecte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PS : A la suite de l'écriture de cette article j'ai reçu un commentaire d'un lecteur du nom de Jilali Ferhati. Ce lecteur a tenu à rédiger un mise au point concernant une information erroné contenues dans l'article. J'avais en effet omis de signaler que Chevaux de fortune avait obtenue la considération suprême au festival de Tanger de 95. AU départ j'ai pensé à un plaisantin et mea-culpa je n'ai pas cherché à vérifier mes informations. Mais lorsque j'ai rencontré Jilali Ferhati (le vrai) il s'est avéré que c'était bel et bien lui l'auteur de ce commentaire. J'ai donc rectifié. &lt;br /&gt;Concernant les éventuelles incongruités dans les analyses, ma réponse est simples : je les assume.&lt;br /&gt;Avec toute mon estime et mes respects Jilali&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112292256063008160?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112292256063008160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112292256063008160&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112292256063008160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112292256063008160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/08/jilali-ferhati-passionn-de-cinma.html' title='Jilali Ferhati. Passionné de cinéma'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112239938117612064</id><published>2005-07-27T08:33:00.000-07:00</published><updated>2005-10-21T16:58:41.493-07:00</updated><title type='text'>Le cinéma marocain à l’heure de la réconciliation</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/L%27enfant%20endormi1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/400/L%27enfant%20endormi1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La réconciliation du public marocain avec son cinéma. A la sortie de "Un amour à Casablanca", au début des années 90, la formule avait circulé comme une traînée de poudre. Le mot sonnait bien dans les articles, les débats et les salons mondains. La prononcer c’est être In en matière de cinéma. Mais avec une histoire cinématographique qui a, à peine trente décennies, avons-nous le droit de recourir à de tels raccourcis ? Retour sur l’histoire du cinéma marocain à travers quelques-uns uns de ses grands moments pour tenter de comprendre le rapport ambigu du public marocain avec les films de leurs concitoyens.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avant la réconciliation&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prologue - Années 70 - Wachma&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Années 70. Le monde du cinéma au Maroc est en pleine effervescence. Les prémices d’un cinéma marocain commencent à pointer à l’horizon. Les essais cinématographiques antérieurs, hormis un admirable &lt;strong&gt;"Soleil du printemps"&lt;/strong&gt; de Latif Lahlou sont plutôt une sorte de balbutiement cinématographique que des oeuvres cinématographiques abouties. Souvent évoquées à titre purement historique. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Wachma"&lt;/strong&gt; de Hamid Bennani sort en 1970. Le film fera date et constituera un tournant dans l’histoire du cinéma au Maroc. LE CINEMA MAROCAIN est véritablement né avec "Wachma". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Séquence 1 Années 70 - Nouveaux réalisateurs &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les expériences se suivent et ne se ressemblent pas. Normal puisque les cinéastes marocains de cette époque provenaient de différentes écoles : italienne (Souheil Ben Barka), française (Mohamed Abderahman Tazi, Latif Lahlou, Majid R’chich, Moumen Smihi, Ahmed El Maânouni…) ou des pays de l’Est de l’Europe (Mustapha et Krimou Derkaoui, Abdelkader Lagtaâ, Mohamed Reggab…). Une telle diversité d'influences et de styles augurait d’un bel avenir pour le cinéma marocain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1972 le très prolixe Souheil Ben Barka sort &lt;strong&gt;"Mille et une mains"&lt;/strong&gt; , sans doute l’un des films les plus intéressant de ce cinéaste. Mustapha Derkaoui réalise &lt;strong&gt;"De quelques événements sans significations"&lt;/strong&gt; en 1973. Ce film pousse les limites du langage cinématographique (au Maroc) jusqu’au bout faisant un cinéma esthétisant, une sorte de cinéma pour le cinéma ! Un style auquel Derkaoui restera fidèle jusqu’à 2001. Date à laquelle il lorgne du côté du guichet et réalise l’exécrable &lt;strong&gt;"Les amours de Haj Mokhtar Soldi"&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;En 1975 Moumen Smihi sort &lt;strong&gt;"Chergui ou le silence violent"&lt;/strong&gt; . Et puis il y aura &lt;strong&gt;"Cendres du clos" &lt;/strong&gt;en 1977, réalisé par un collectif de cinéastes Larbi Belaakaf, Saâd Chraïbi, Mustapha Derkaoui, Nour-Eddine Gounjar, Abdelkader Lagtaâ et Feu Mohamed Reggab sur un scénario de ce dernier. &lt;br /&gt;Le cinéma marocain promet à cette époque au niveau des thématiques ou à celui des styles. Les réalisateurs fraîchement revenus au Maroc apportent un regard neuf et résolument moderne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Séquence 2 Années 80 - Fonds d’aide&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Durant les années 80 le fonds d’aide est mis en place (en 1980 plus précisément) comme un outil d’accompagnement du cinéma marocain. Les cinéastes qui confectionnaient des films presque artisanaux avec les moyens de bords trouvent les fonds pour réaliser leurs projets. Cependant le système de soutien a favorisé la naissance de cinéastes attirés par l’argent du fonds de soutien. &lt;br /&gt;Difficile de séparer Le grain de l’ivraie au cours des années 80. Certains cinéastes font un seul et unique film. A côté des ces cinéastes du dimanche (avec une ou deux exceptions près. Aboulouakar par exemple) d’autres enchaînent les ratages et assument leur médiocrité. &lt;br /&gt;Mais puisqu’on parle de grain et d’ivraie, quelques cinéastes réussissent, dans ce marécage, à faire des films de grande facture. Jilali Ferhati réalise un petit bijou &lt;strong&gt;"Poupées de roseau" &lt;/strong&gt;confirmant son talent, déjà révélé dans &lt;strong&gt;"Brèche dans le mur" &lt;/strong&gt;(78). Ahmed Bouanani sort un film qui restera dans les annales du cinéma marocain &lt;strong&gt;"Mirage" &lt;/strong&gt;. Hakim Noury tourne son premier long-métrage &lt;strong&gt;"Le facteur" &lt;/strong&gt;(probablement l’un des meilleurs films de ce cinéaste). Ahmed El Maânouni récidive après &lt;strong&gt;"Lyam Alyam" &lt;/strong&gt;(78) avec un nouveau docu-fiction &lt;strong&gt;"Transes" &lt;/strong&gt;devenant ainsi le maître du genre au Maroc. &lt;br /&gt;Sans oublier l’admirable &lt;strong&gt;"Le Grand voyage" &lt;/strong&gt;de Mohamed Abderrahmane Tazi (sur un scénario de Noureddine Saïl), le mésestimé "Hada" de Mohamed Aboulouakar (le seul film de ce cinéaste iconoclaste), l’indélébile &lt;strong&gt;"Le coiffeur du quartier des pauvres" &lt;/strong&gt;du regretté Mohamed Reggab, ou encore &lt;strong&gt;"Caftan d’amour" &lt;/strong&gt;de Moumen Smihi et &lt;strong&gt;"Badis" &lt;/strong&gt;de l’infatigable Mohamed Abderrahman Tazi. &lt;br /&gt;Paradoxe : Face à la quantité de films produits en cette période, la qualité fait défaut sauf pour les films que nous venons de citer. Le cinéma marocain est au creux de la vague. &lt;br /&gt;Même l’avènement d’une nouvelle génération de cinéastes (Hassan Benjeloun, Saâd Chraïbi). Même avec un Hakim Noury qui avait visiblement trouvé son rythme de croisière avec &lt;strong&gt;"L’enclume et le marteau"&lt;/strong&gt; et enfin un Moumen Smihi qui avait choisi de faire les yeux doux aux stars égyptiennes dans &lt;strong&gt;"La dame du Caire" &lt;/strong&gt;, rien ne va plus pour le cinéma marocain. &lt;br /&gt;Il fallait ce coup de grisou capable de provoquer ce changement qui avait pointé à l’aune des années 70 et qui commençait à se transformer en mirage durant les années 80. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Séquence 3 Années 90 - Un amour à Casablanca &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette onde de choc s’appelle &lt;strong&gt;"Un amour à Casablanca" &lt;/strong&gt;de Abdelkader Lagtaâ. Un mot raboteux et insensé avait circulé à l’époque (et circule toujours) : la &lt;strong&gt;RECONCILIATION&lt;/strong&gt; du public avec le cinéma national. Un mot qui sonne dans les articles et dans les débats. Une invention sordide et facile. Un concept repris -à tort- par tous. &lt;br /&gt;Difficile de plaider pour une réconciliation du public dans le contexte marocain. Le cinéma au Maroc étant jeune. D’autant plus que peu de chiffres circulaient sur l’affluence des marocains sur les films des années 70 et 80. Combien de spectateurs avaient vu "Wachma", "Mirage" ou "Le Grand voyage" ? Difficile de répondre à cette question. Même actuellement (en 2005) la notion de box-office reste quelque chose de superflu. Peut-on parler de box-office au moment où les salles se réduisent d’année en année en peau de chagrin ? C’est à la limite honteux ! &lt;br /&gt;Le public marocain consommait et consomme toujours (et ça c’est une certitude qui transcende même les chiffres) Indien. Les autres cinématographies (même le cinéma marocain) sont reléguées au second plan. &lt;br /&gt;Le mot réconciliation n’a donc pas sa place dans le contexte marocain. Il s’agit en fait d’une véritable découverte. Oui. "Un amour à Casablanca" est venu à point nommé pour répondre aux attentes des marocains de voir des images vraies de leur quotidien. Il n’a réconcilié personne avec quoique ce soit. Il s’agirait plutôt d’un phénomène inattendu que même Lagtaâ n’appréhendait pas. &lt;br /&gt;Un film de Lagtaâ est un film de Lagtaâ. Lagtaâ est probablement le cinéaste le plus têtu (et c’est une qualité) et l’un des rares qui ont persisté dans un choix esthétique et thématique clair. N’en déplaise à ses détracteurs. &lt;br /&gt;Après toute l’aura créée autour de "Un amour à Casablanca" pourquoi les autres films de Lagtaâ, en particulier "La porte close" , où "l’insolence" est poussée à son paroxysme, n’ont pas eu le même succès. Grosse question. L’homme qui aurait réconcilié le public marocain avec les salles de cinéma se trouve-t-il à ce point boudé par ce même public qui avait provoqué des émeutes pour gagner un ticket d’entrée à "Un amour à Casablanca". &lt;br /&gt;Avec du recul "Un amour à Casablanca", considéré à l’époque comme une révolution des meurs, n’est pas aussi audacieux que "Rhésus, le sang de l’autre" (le plus beau mauvais film marocain !). Et pourtant combien de personnes ont vu ce film ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait la ruée vers les salles provoquée par "Un amour à Casablanca" est à étudier plus sous un angle sociologique que purement cinématographique. &lt;br /&gt;La preuve : le public a boudé le cinéma marocain après l’opus de Lagtaâ pour retrouver le chemin des salles de cinéma de manière irrégulière et inattendue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est donc pas la provocation que le public marocain cherche ("A la recherche du mari de ma femme n’a rien de provocant. Et pourtant…), ni la qualité d’ailleurs puisque des œuvres laides comme &lt;strong&gt;"Les amours de Haj Mokhtar Soldi"&lt;/strong&gt; ont bien marché. Que cherche donc le public marocain au juste ? Et s’il ne cherche que de rêver, inconfortablement assis sur des sièges pourris d’une salle de cinéma de quartier ? &lt;br /&gt;La notion du public ou des publics n'a jamais pu être définie de manière claire. Par conséquent les besoins et les exigences de ce(s) public(s) restera la grande question à laquelle personne ne pourra répondre. Le public a toujours fonctionné de manière aléatoire et souvent à contre-courant de la tendance de la critique. Ce phénomène n’est pas propre au Maroc. Ce qui peut rassurer certains de nos cinéastes. &lt;br /&gt;Si les films de Daoud Aoulad Sayed surtout l'excellent &lt;strong&gt;"Adieu forain"&lt;/strong&gt; passent quasiment inaperçu (pas plus d’une semaine de distribution). Si "Mille mois" de Fawzi Bensaïdi, &lt;strong&gt;"Les yeux secs"&lt;/strong&gt; de Narjiss Nejjar, &lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/les-trois-rves-de-mohamed-el-asli.html"&gt;"A Casablanca les anges ne volent pas"&lt;/a&gt; , &lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-regard-politiquement-incorrect-de.html"&gt;"Le regard"&lt;/a&gt; de Nour-Eddine Lakhmari ont fait une piètre carrière commerciale malgrés leurs récompenses. Si des réalisateurs hésitent encore à sortir leurs films au Maroc (c'est la cas pour Yasmine Kessari avec &lt;strong&gt;"L’enfant endormi"&lt;/strong&gt;, Leïla Marrakch avec &lt;strong&gt;"Marock"&lt;/strong&gt;) c’est qu’il y a un réel problème de fond sur lequel vient se greffer celui du public. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Après la réconciliation &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Séquence 4- Un nouveau siècle - Les bandits &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les films qui marchent dans les salles sont presque des phénomènes isolés que le public plébiscite à cause de l’effet Radio-médina ou le bouche à oreille (Je n’ose même pas parler de communication pour le cas du cinéma marocain). &lt;br /&gt;Les succès commerciaux tout le monde les connaît. Ils sont nés sous une bonne étoile. Ces phénomènes s’intitulent &lt;strong&gt;"A la Recherche du mari de ma femme"&lt;/strong&gt; de Mohamed Abderahman Tazi, &lt;strong&gt;"Femmes…Et femmes"&lt;/strong&gt; de Saâd Chraïbi (Pour Saâd Chraïbi le meilleur prix pou ce film est d’avoir battu Titanic dans les salles!), le gros succès &lt;strong&gt;"Ali Zaoua"&lt;/strong&gt; de Nabyl Ayouch, &lt;strong&gt;"Elle est diabétique, hypertendue et elle refuse de crever"&lt;/strong&gt; de Hakim Noury(on attend la deuxième partie pour voir si la sauce prend toujours), &lt;strong&gt;"Et après" &lt;/strong&gt;de Mohamed Ismaïl (Ismaïl vient d’essuyer dernièrement un terrible revers après l’échec commercial de &lt;strong&gt;"Ici et là"&lt;/strong&gt; , "Casa by night" de Mustapha Derkaoui ou encore le méga succès &lt;strong&gt;"Les bandits"&lt;/strong&gt; de Said Naciri (on attend le deuxième tome de la saga pour voir). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Epilogue – Un nouveau siècle - Dilemme &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Allez donc savoir pourquoi un &lt;strong&gt;"Lalla Hoby"&lt;/strong&gt; pourtant plus consistant au niveau dramatique que "A la Recherche du Mari de ma femme" n’a pas fait long feu dans les salles, à l’image de la première partie (même avec tout l’art de Nouredine Saïl au scénario) ! &lt;br /&gt;Allez savoir pourquoi un &lt;strong&gt;"Casa day light" &lt;/strong&gt;a été un échec commercial alors que "Casa by night" a pulvérisé les records. Allez savoir pourquoi la nouvelle vague de cinéastes marocains (Nour-Eddine Lakhmari, Fawzi Bensaïdi, Narjiss Nejjar, Yasmine Kessari…) font des films de bonne facture mais quasiment méconnus pour le public marocain. Allez savoir et allez savoir…. &lt;br /&gt;Que faut-il faire pour appâter le public marocain et le réconcilier avec les grands écrans (cette fois il s’agira bien d’une réconciliation).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Faut-il que tous nos films soient des "Un amour à Casablanca" ? C’est tout le mal qu’on ne peut souhaiter à notre cinéma !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/le-regard-politiquement-incorrect-de.html"&gt; Le Regard de Nour-Eddine Lakhmari &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-au-mieux-de-sa-forme.html"&gt; Le cinéma marocain au mieux de sa forme&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112239938117612064?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112239938117612064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112239938117612064&amp;isPopup=true' title='39 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112239938117612064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112239938117612064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-lheure-de-la.html' title='Le cinéma marocain à l’heure de la réconciliation'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>39</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112241874348776739</id><published>2005-07-26T15:57:00.000-07:00</published><updated>2005-10-21T17:00:50.513-07:00</updated><title type='text'>Le cinéma marocain au mieux de sa forme...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/LE%20Grand%20voyage.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/LE%20Grand%20voyage.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le palmarès du 1er festival du cinéma maghrébin qui s’est tenu à Oujda du 18 au 23 juillet 2005 a révélé une chose essentielle. Le cinéma marocain est actuellement au mieux de sa forme. Il est sans doute le cinéma le plus prometteur sur le plan continental. La suprématie tunisienne est remise en question. Désormais il faut compter avec le Maroc.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Acte 1&lt;/strong&gt; : Les cahiers du cinéma publient un Atlas consacré aux cinématographies du monde, à l’occasion du Festival de Cannes 2005. Un long chapitre souligne l’évolution que connaît le cinéma marocain au niveau de la création et à celui de l’industrie du cinéma en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Acte 2&lt;/strong&gt; : A la croisette Le cinéma marocain est le grand invité à côté du cinéma sud-africain dans le cadre de la section "Tous les cinémas du monde"  qui est la grande nouveauté de cette édition du festival cannois.&lt;br /&gt;"Les Français renvoient l’ascenseur aux marocains qui organisent le très médiatisé festival de Marrakech", diront certains analystes en mal d’arguments. Faux ! Il ne s’agit pas d’un échange de bons procédés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi un tel préambule ? Juste pour dire que si le cinéma marocain suscite tant d’intérêt c’est qu’il a manifesté des qualités techniques et thématiques qui n’ont pas laissé les cinéphiles  indifférents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma marocain actuellement est loin de celui des années 80 et 90. Il est même à des années lumière de cette époque révolue. Sans faire table rase sur le passé, jamais le cinéma marocain n’a été aussi respecté au niveau international que ces dix dernières années.&lt;br /&gt;L’année 1995 marque un tournant dans l’histoire du cinéma marocain. Le festival National du Film de Tanger est une étape décisive. De nouveaux cinéastes arrivent sur la place. Ils s’appellent Nour-Eddine Lakhmari "Brèves notes", Ismaïl Faroukhi "L’exposé", Nabyl Ayouch "Le vendeur de silence", Hassan Laghzouli "Mémoire de l’oubli" ou encore Daoud Aoulad Sayed "El Oeud".&lt;br /&gt;Cette année Mohamed Abderrahmane Tazi rafle la mise avec son excellent  "A la Recherche du Mari de ma femme" et plusieurs prix (techniques) n’ont pu être décernés. Un coup de semonce qui a réveillé le cinéma marocain de sa torpeur. &lt;br /&gt;De nouveaux noms ont alors mis la main à la pâte en réalisant leurs premiers courts-métrages. Ils s’appellent Jamal Belmjdoub "sacrée soirée", Mohamed Chrif Tribak "Nassima", Hicham Falah "L’attention", Meriem Bakir "Samia". D’autres ont récidivé comme ce fut le cas pour Nour-Eddine Lakhmari "Ne sans skis aux pieds". Enfin certains cinéastes sont passés au grand format. Ce fut le cas de Daoud avec "Adieu forain" et Nabyl Ayouch avec "Mektoub". Et puis il y avait aussi ces cinéastes nés entre 1995 et 2000. Le cas le plus éloquent est Fawzi Bensaidi qui réalise le sublissime "Le mur".  &lt;br /&gt;Sans oublier, bien entendu, l’ancienne génération qui mis à jour ses outils de travail. On citera ici Jilali Ferhati, Abdelkader Lagtaâ ou encore Mohamed Abderrahmane Tazi.&lt;br /&gt;Une sorte d’alchimie s’est opérée entre les anciens et les nouveaux &lt;br /&gt;Le cinéma marocain a gagné de cette entente &lt;br /&gt;Il est mieux regardé. Apprécié à sa juste valeur. La nouvelle vague de cinéastes comme Fawzi Bensaïdi, Nour-Eddine Lakhmari, Nabyl Ayouch, Daoud Aoulad Sayed et tout récemment Narjiss Nejjar et Yasmine Kassari ont porté e cinéma marocain sur les hautes marches des podiums. Ces dernières années le cinéma marocain a été doublement primé à Cannes. D’abord dans le cadre de la section "Un certain regard" avec "Mille mois" premier opus de Fawzi Bensaïdi. Ensuite dans "La quinzaine des réalisateurs" avec  "Les yeux secs" de Narjiss Nejjar. Il a été également doublement primé au Fespaco. D’abord avec "Ali Zaoua" de Nabyl Ayouch puis avec "La chambre noire" de Hassan Benjelloune". Il a aussi remporté le Tanit d’or au Festival de Carthage avec "A Casablanca les anges ne volent pas " De Mohamed El Asli. Sans compter les différents prix remportés par Daoud Aoulad Sayed dans les festivals les plus prestigieux avec "Adieu forain" puis "Cheval de vent". Même le très moyen "Tarfaya" a réussi à pénétrer le cercle très fermé du festival de San Sébastien.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le palmarès de la première édition du festival est un sérieux indicateur sur l’évolution du cinéma au Maroc. Ismaïl Faroukhi remporte le grand prix avec "Le Grand voyage", Jilali Ferhati s’empare du prix de la mise en scène avec "Mémoire en détention". Il ne reste que des miettes pour les autres cinémas. Un prix spécial du jury attribué à Mohamed Zran pour "Le prince" (qu’il a dû partager avec Yasmine Kessari pour "L’enfant endormi").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce billet n’a rien de chauvin ni de communautaire. C’est juste un constat.  Jusqu’à nouvel ordre le cinéma marocain est le meilleur du continent. Et ça risque de durer longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/le-regard-politiquement-incorrect-de.html"&gt; Le Regard de Nour-Eddine Lakhmari &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-lheure-de-la.html"&gt;Le cinéma marocain à l’heure de la réconciliation&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112241874348776739?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112241874348776739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112241874348776739&amp;isPopup=true' title='46 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112241874348776739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112241874348776739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/07/le-cinma-marocain-au-mieux-de-sa-forme.html' title='Le cinéma marocain au mieux de sa forme...'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>46</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112318145238688140</id><published>2005-07-25T11:43:00.000-07:00</published><updated>2005-10-21T16:54:56.286-07:00</updated><title type='text'>Maroc : Résultats de l'avance sur recettes.</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Laabi.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Laabi.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Commission du Fonds d'Aide à la production Cinématographique a consacré une enveloppe financière de quinze millions de dirhams à la production cinématographique pour la deuxième session de l'année courante. &lt;br /&gt;15 millions de dirhams (1,365 million d'euros) en faveur de la production cinématographique nationale marocaine.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le 10/6/2005&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Réunie au siège du Centre Cinématographique Marocain (CCM) à Rabat, la commission, présidée par M. Abdellatif Laâbi, a examiné 18 projets de films candidats à l'avance sur recettes avant production dont 16 projets de long métrage et deux projets de court-métrage, indique un communiqué du CCM parvenu vendredi à la MAP.&lt;br /&gt;La commission a également visionné trois courts métrages candidats à l'avance sur recettes après production, ajoute la même source. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme de ces délibérations, la commission a décidé d'accorder des avances sur recettes avant production aux films &lt;strong&gt;"Abdou chez les Almohades"&lt;/strong&gt; de la société de production "Hicom" et qui sera réalisé par &lt;strong&gt;Said Naciri &lt;/strong&gt;(3.200. 000 dirhams), &lt;strong&gt;"Le bar"&lt;/strong&gt; présenté par la société de production "Bentaquerla" et qui sera réalisé par &lt;strong&gt;Hassan Benjelloun &lt;/strong&gt;(3.000.000 dirhams), &lt;strong&gt;"La légende d'Arhaz"&lt;/strong&gt; présenté par la société de production "Ali N' Production" et qui sera réalisé par &lt;strong&gt;Nabyl Ayouch &lt;/strong&gt;(2.800.000 dirhams).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les films &lt;strong&gt;"Un mariage à tout prix"&lt;/strong&gt; de la société de production "Cinétéléma" et qui sera réalisé par &lt;strong&gt;Latif Lahlou &lt;/strong&gt;et &lt;strong&gt;"Les anges de satan"&lt;/strong&gt; de la société de production "B'ob" production et qui sera réalisé par &lt;strong&gt;Ahmed Boulane&lt;/strong&gt;, ont également bénéficié de ces avances sur recettes avant production pour respectivement des enveloppes de 2.200.000 et 2.000.000 Dh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le court métrage intitulé &lt;strong&gt;"Le café des pêcheurs"&lt;/strong&gt; présenté par la société de production "Zilis Films" et qui sera réalisé par &lt;strong&gt;Al-Hadi Ulad Mohand&lt;/strong&gt;, s'est vu attribuer une avance sur recettes avant production d'un montant de 250.000 Dh. &lt;br /&gt;Concernant &lt;strong&gt;les avances sur recettes après production&lt;/strong&gt;, la commission a décidé d'accorder aux cours-métrages &lt;strong&gt;"Accord parental"&lt;/strong&gt; réalisé par &lt;strong&gt;Mohamed Miftah &lt;/strong&gt;et produit par la société "Miftah Film" et &lt;strong&gt;"Good Bye Khadija"&lt;/strong&gt; réalisé par &lt;strong&gt;Kamal Belghmi &lt;/strong&gt; et produit par la société "Sandline Production" une somme de 200.000 dirhams chacun.&lt;br /&gt;Une enveloppe financière de 150.000 de dirhams a été accordée au court métrage &lt;strong&gt;"Destin de Famille"&lt;/strong&gt; réalisé par &lt;strong&gt;Younes Reggab &lt;/strong&gt; et produit par la société "Images Production".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ont participé aux travaux de cette 2ème session de la commission du Fonds d'Aide à la production Cinématographique, Mmes Soumaya Naamane Guessous et Amina Talhimet et MM. Hicham Senoussi, Abdelfattah Kilito, Khalil El Alami Idrissi, Abdellah Rmili, Mohamed Layadi, Mustapha Stitou et Driss Mniakh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D'après La MAP&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/kiarostami-et-scorsese-htes-de.html"&gt; Festival international du Film de Marrakech &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://"&gt;Festival du cinéma indépendant de Bruxelles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/10/le-malaise-ct-court.html"&gt;Court-métrage : le malaise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://soulima.blogspot.com/2005/08/sent-le-court-tanger.html"&gt;Festival méditerranéen du court de Tanger&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112318145238688140?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112318145238688140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112318145238688140&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112318145238688140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112318145238688140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/07/maroc-rsultats-de-lavance-sur-recettes.html' title='Maroc : Résultats de l&apos;avance sur recettes.'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14836692.post-112240283057721239</id><published>2005-07-23T11:27:00.000-07:00</published><updated>2005-07-26T12:04:08.540-07:00</updated><title type='text'>Les Trois rêves de Mohamed El Asli</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/1600/Les%20anges%20ne%20volent%20pas3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/400/Les%20anges%20ne%20volent%20pas3.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premier film de Mohamed El Asli, "A Casablanca les anges ne volent pas" se fait remarquer dans plusieurs festivals et pas des moindres. Un Tanit d’or au festival de Carthage, un passage très remarqué par Cannes, qui est déjà une récompense en soi, jalonnent déjà le parcours de ce film. Faut-il pour autant prendre ces sélections et ces prix comme le garant de la qualité de ce film ? Faut-il les prendre pour argent comptant ? N’est-ce pas là une raison supplémentaire, au risque de jouer les trouble-fête, pour tenter d’analyser les ingrédients d’un tel succès.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le film d’une vie&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Mohamed El Asli est un étrange personnage ! Tour à tour directeur de casting, producteur exécutif, assistant sur les productions étrangères ou encore directeur d’un grand studio et même d’une école de cinéma à Ouarzazate, il réalise enfin son premier long-métrage (trop tard diront certains mais il n’est jamais trop tard pour bien faire) sans passer par l’épreuve fatidique des trois court-métrages, "épreuve" quasi obligatoire pour passer au grand format au Maroc. &lt;br /&gt;Il faut dire que l’homme (bientôt la soixantaine) n’avait pas besoin de cet exercice encore moins de se bousculer au portillon du fonds d’aide pour boucler le montage financier d’un film réalisé en partie en fonds propre avec une importante contribution des Italiens. &lt;br /&gt;Ce premier opus, Mohamed El Asli y croyait dur comme fer. Il l’a longtemps ruminé depuis qu’il n’était qu’un simple court-métrage racontant une seule histoire (celle de Said, l’homme venu des montagnes travailler à Casablanca). El Asli a pendant tout ce temps affûté ses armes de metteur en scène pour nous offrir en fin de compte un film (ne crions pas au chef d’œuvre) assez consistant, émouvant et surtout admirablement tourné. Un film qui a cette fraîcheur qu’on ne trouve que dans les premiers films et qu’on retrouve rarement après. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un film manichéen&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Mais au delà des points positifs que l’on peut relever dans ce film, arrêtons-nous d’abord sur son titre. "A Casablanca les anges ne volent pas". &lt;br /&gt;Mohamed El Asli adopte d’entrée de jeu le style de la négation. Une vérité. Sa vérité. Une prise de position du metteur en scène et bien au delà de l’homme face à la ville. Une sorte de règlement de compte avec Casablanca. Casablanca serait donc cette ogresse dévoreuse d’homme. Une simple désillusion voire une chimère. Tous les anges qui ont essayé de voler dans ses cieux ont laissé des plumes. Parfois même toutes leurs plumes ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce postulat de base traverse "A Casablanca les anges ne volent pas" et emprisonne même le réalisateur-scénariste dans une vision manichéenne des choses. &lt;br /&gt;Résultat des courses : un regard noir domine le film. Et même le choix du tournage d’une partie du film dans des montagnes enneigées peut être lu comme un choix funèbre et macabre. La montagne devient un linceul annonciateur de la mort : la mort physique de la femme de l’un des héros du film et par extrapolation la mort des rêves de tous les personnages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trois rêves. Trois échecs&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Car dans "A Casablanca les anges ne volent pas" il s’agit de plusieurs rêves qui échouent sur un rocher nommé Casablanca : Said n’a pratiquement pas de rêve si ce n’est subvenir aux besoins de sa famille restée dans la montagne. Ismaïl, quant à lui rêve de chaussures chères et enfin Othmane ne vit que pour son cheval à qui il envoie régulièrement du pain sec et de l’orge. &lt;br /&gt;Les trois amis travaillent avec acharnement dans une gargote casablancaise pour atteindre leurs objectifs respectifs. Seulement voilà aucun rêve ne se réalise au bout du compte. &lt;br /&gt;Lorsque Ismaïl, interprété par Abdessamad Miftah El Kheir parvient enfin à acheter les chaussures qui l’obsèdent, au prix de plusieurs jours de privation, il est chargé de déposer des plans dans un chantier difficile d’accès. Parcours semé d’embûches dont un clou qui transperce la semelle des chaussures neuves marque le dénouement. A Casablanca Ismaïl n’arrive pas à avoir chaussures à ses pieds si l’on veut employer la métaphore &lt;br /&gt;Lorsque Othmane décide de ramener son cheval à Casablanca pour lui éviter d’être réquisitionné par le préfet du coin, une fois en ville, le précieux cheval cavale frénétiquement vers une destination inconnue. Casablanca n’étant pas une ville pour les pur-sang mais juste pour les chevaux bâtards tout juste bons pour les abattoirs (comme ne cesse de le ressasser Othmane tout au long du film) &lt;br /&gt;Enfin lorsque Said se rend à son village au chevet de sa femme malade. En route vers l’hôpital elle rend l’âme. Comme pour dire que Casablanca est à destination unique : Un aller simple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ces trois rêves se sont-ils soldés par un échec ? Pourquoi dans "A Casablanca les anges ne volent pas" il n’existe pas un seul cas positif, tout en sachant que dans la réalité beaucoup de gens de la campagne ou de la montagne ont réussi dans cette mégalopole. Voilà probablement LE PLUS GRAND REPROCHE qu’on pourrait adresser au film. &lt;br /&gt;Par moment on en arrive à croire que Mohamed El Asli se venge de ses personnages d’avoir quitté leurs campagnes natales pour venir travailler en ville... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même sens une autre scène résume la vision noire du réalisateur. &lt;br /&gt;En route vers un hôpital casablancais, la femme de Saïd meurt. Elle reste au bord de la route pendant plusieurs heures, sous le froid, la neige et surtout l’indifférence des automobilistes. Juste pour avoir accepté de se faire soigner à Casablanca, elle qui a toujours haï cette ville, elle a droit aux pires châtiments et rentre au village à dos de mulet. Le film finit sur cette séquence. Et entre le titre et la dernière séquence on trouve tout l’esprit du film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Entre le fond et la forme, un fossé !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;A la vision de "A Casablanca les anges ne volent pas" on constate le fossé, le décalage énorme entre le fond et la forme. &lt;br /&gt;D’une part le thème du film (ou plutôt son traitement) est plutôt dépassé. Il est d’un archaïsme assommant. D’autres films marocains ont déjà traité le thème de l’exode rural plusieurs décennies auparavant. On citera dans ce sens des films comme "Les cendres du clos" ou "Mirage" de Ahmed Bouanani , ou encore "Lyam a lyam" de Ahmed El Maânouni. Des films très en avance par rapport à leur temps. Mohamed El Asli n’est pas parvenu à faire mieux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un autre côté le côté technique est d’une grande maîtrise : un montage en dents de scie, saccadé et vif qui a donné beaucoup de rythme au récit. Une photographie bien soignée aussi bien en ville ou dans la campagne, une bande son de toute beauté et enfin un casting formé d’acteurs dont la plupart jouent pour la première fois. &lt;br /&gt;L’utilisation de la langue amazighe a été, en outre, un choix judicieux de la part du réalisateur et a apporté une touche singulière au film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour résumer "A Casablanca les anges ne volent pas" reste, certainement, l’un des meilleurs films produits ces dernières années. Un film à voir, si ce n’est à revoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14836692-112240283057721239?l=soulima.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soulima.blogspot.com/feeds/112240283057721239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14836692&amp;postID=112240283057721239&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112240283057721239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14836692/posts/default/112240283057721239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soulima.blogspot.com/2005/07/les-trois-rves-de-mohamed-el-asli.html' title='Les Trois rêves de Mohamed El Asli'/><author><name>Zaki</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08987445707871350460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6644/1355/320/Zaki.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
